img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
ECONOMIE

Les conclusions du 5e comité de surveillance des risques systémiques du secteur financier

Les risques, lorsqu’il y en a, sont modérés. Les excédents de marge des assurances vont s’atténuer. Les délais de paiement entre les entreprises se sont encore allongés avec pour principales victimes les TPME.

Les conclusions du 5e comité de surveillance des risques systémiques du secteur financier
Par
Le 28 juin 2017 à 20h36 | Modifié 28 juin 2017 à 20h36

Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques, chargé de par la loi n°103-12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés d’évaluer les risques systémiques pour le secteur financier, a tenu le 23 juin, sa cinquième réunion au siège de Bank Al-Maghrib (BAM) à Rabat.

Lors de cette réunion, le Comité a procédé à l’approbation du rapport sur la stabilité financière relatif à l’exercice 2016 et à l’analyse de la cartographie des risques du système financier ainsi qu’à l’examen de l’état d’avancement de la feuille de route inter-autorités en matière de stabilité financière au titre de la période 2016-2018.

L’analyse de la situation du système financier au regard des tendances économiques et financières, observées et attendues, a permis au Comité de dégager les principaux constats suivants:

- Les risques macroéconomiques se sont globalement situés à un niveau modéré. En effet, le risque émanant de la position extérieure demeure limité avec des réserves internationales nettes assurant une couverture de plus de six mois d’importations de biens et services. Sur le plan intérieur, l’économie nationale a été affectée en 2016 par la contreperformance du secteur agricole et l’atonie persistante des activités non agricoles.

Au niveau des perspectives macroéconomiques, l’évolution reste favorable en lien avec le raffermissement attendu de l’activité économique mondiale et l’accélération prévue en 2017 de la croissance nationale tirée, principalement, par le rebond du secteur agricole et la reprise progressive des activités non agricoles.

Parallèlement, le déficit du compte courant et le déficit budgétaire devraient s’atténuer d’ici 2018.

- Le crédit bancaire aux entreprises non financières a renoué avec la croissance après une contraction constatée en 2015. Le taux des créances en souffrance a, toutefois, enregistré une nouvelle hausse liée à certains secteurs en difficulté.

- Sur la base d’une étude réalisée par Bank Al-Maghrib, portant sur un échantillon de près de 14.000 entreprises non financières privées et publiques, les délais de paiement des créances inter-entreprises se sont de nouveau allongés, en particulier, pour les TPME et pour certains secteurs d’activité.

La mise en œuvre rapide de la réforme du cadre législatif et réglementaire relatif aux délais de paiement, finalisée au deuxième semestre 2016, devrait contribuer à l’atténuation de cette situation.

- Les bilans bancaires ont été affectés par les effets de la conjoncture économique nationale.

Les banques ont ainsi connu une baisse de leurs marges d’intérêt, conjuguée à une nouvelle hausse du risque de crédit sur leurs opérations réalisées au Maroc. Leurs activités bancaires opérées à l’étranger ont, pour leur part, enregistré de bonnes performances.

Au global, les banques continuent de disposer d’un bon niveau de capitalisation. Le cadre prudentiel est, par ailleurs, en cours de renforcement à l’effet de consolider la résilience du secteur.

- Le secteur des assurances continue de dégager une marge de solvabilité, en couverture du risque de souscription, largement supérieure au minimum réglementaire. Considérant, néanmoins, le passage futur vers le régime de la solvabilité basée sur les risques, les excédents de marge devraient probablement se réduire de manière significative.

Par ailleurs, les plus- values latentes susceptibles d’être dégagées par les portefeuilles d’actifs de ces institutions ont connu une hausse en relation avec la performance du marché boursier.

- La réforme paramétrique du régime des pensions civiles a permis une amélioration de sa situation financière en équilibrant la tarification de ce régime pour les droits futurs de ses affiliés sans, toutefois, résorber ses engagements importants au titre des droits passés.

- S’agissant du marché boursier, sa liquidité s’est inscrite dans une tendance haussière. Elle reste, toutefois, insuffisante en raison essentiellement de la faiblesse du flottant. La volatilité demeure modérée et enregistre une baisse durant les quatre premiers mois de 2017 après deux années de hausses successives.

En dépit d’une correction des cours en début d’année, la valorisation de la Bourse de Casablanca ressort à un niveau élevé, tirée par des investisseurs à la recherche de rentabilité dans un contexte de baisse des taux d’intérêts.

- Au niveau du marché de la dette privée, en dépit des difficultés rencontrées par quelques émetteurs, le risque de crédit reste globalement modéré. Le marché a vu l’émission d’obligations subordonnées perpétuelles d’un nouveau type (contingent convertible bonds) présentant un profil de risque différent des émissions habituelles, mais dont le volume global demeure limité.

Le Comité a, par ailleurs, fait le point sur la mise en œuvre de la feuille de route relative à la contribution du secteur financier marocain à la promotion du développement durable. Il s’est également penché sur les enjeux de la finance digitale et les risques liés à la cybercriminalité.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 28 juin 2017 à 20h36

à lire aussi

CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
DROIT

Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure

Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.

Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Eau

Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages

Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.

Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
Defense

Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295

L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.

EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
ECONOMIE

Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi

CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.

African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Defense

Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud

Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.

Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
TOURISME

Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?

Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité