Le déficit commercial s'aggrave de 13,1% à fin mai
A fin mai 2017, le déficit commercial s'est creusé de 13,1%. Cette aggravation est dûe à une hausse des importations de biens (+14.317 MDH), plus importante que celle des exportations (+5.225 MDH).
Sur les cinq premiers mois de l’année 2017, le déficit commercial a atteint plus de 78,44 milliards de DH, soit une hausse de 13,1% par rapport à la même période de l'année précédente. Ainsi, le taux de couverture est passé de 58,6% à 56,8%.
Dans sa dernière note sur les indicateurs préliminaires du mois de mai, l'Office des changes fait état d'une hausse des importations de biens (+14.317 MDH), plus importante que celle des exportations (+5.225 MDH).
Les importations dopées par les produits énergétiques
Les importations se sont établies à 181.759 MDH contre 167.442 MDH à fin mai 2016, en hausse de 8,6%.
Ce résultat est imputable à l’accroissement des importations de tous les groupes de produits, notamment les approvisionnements en produits énergétiques (+8.454MDH) - dont le gas-oils et fuel-oil (+4.954 MDH) - les achats de biens d’équipement(+3.784 MDH), de demi-produits (+598 MDH), de produits bruts (+566 MDH) et de produits alimentaires (+458 MDH).
Hausse des exportations
A fin mai 2017, les exportations sont passées à 103.312 MDH au lieu de 98.087MDH une année auparavant, soit une progression de 5,3%.
Excepté les expéditions du secteur textile et cuir, qui demeurent relativement stables, les exportations de tous les autres secteurs enregistrent des accroissements, notamment les ventes du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire (+1.533 MDH), de phosphates et dérivés (+1.281 MDH) et celles du secteur de l’automobile (+367 MDH) et de l’aéronautique (+341 MDH).
Les recettes voyages stagnent
Pour les flux financiers, les recettes MRE se sont stabilisées à 24.329 MDH contre 24.290 MDH un an auparavant et les recettes Voyages à 22.834 MDH contre 22.707 MDH à fin mai 2016.
Enfin, le flux des investissements directs étrangers (IDE) a progressé de 24% (+2.497 MDH). Cette évolution provient de la progression des recettes (+612 MDH) accompagnée d’une baisse des dépenses (-1.885 MDH).
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