Al Moustakbal: Quand la CIMR veut faire affilier les travailleurs indépendants
Al Moustakbal est le nouveau produit que la CIMR a récemment mis en place. Il est destiné aux personnes qui souhaitent bénéficier d’une pension de retraite mais qui ne sont pas salariées. Détails.
La CIMR a apporté plus de précisions concernant le nouveau produit, Al Moustakbal qu’elle a mis en place depuis le début de l’année. Un régime spécial dédié aux personnes qui souhaitent préparer une retraite et qui ont une profession libérale ou indépendante. Il faut dire que jusqu’au lancement de ce produit, la CIMR était un régime de retraite complémentaire destiné au salarié du secteur privé.
"La population qui ne bénéficie pas d’une retraite est malheureusement très large. Nous comptons entre 5 et 6 millions de personnes dont tous les agriculteurs et tous les travailleurs indépendants", précise Khalid Cheddadi, Président Directeur général de la CIMR.
Ce produit se décline en deux sous-catégories, Al Moustakbal individuel destiné aux personnes physiques et Al Moustakbal groupe aux personnes morales telles que les fédérations.
Le tout digital
La CIMR promet ainsi une simplicité d’utilisation, une souplesse pour les adhérents, une personnalisation accrue et une sécurité renforcée. "Nous avons opté pour un processus intégralement digitalisé, et la personne va pouvoir s’inscrire soit via le site internet soit via une application qui sera disponible en septembre 2017", explique Basma Khayat, directrice commerciale de la CIMR.
Ainsi les personnes désirant une retraite doivent s’enregistrer sur une plateforme spéciale afin de définir les modalités de contribution. Par la suite, cette plateforme sera la principale interface pour interagir avec la caisse de retraite.
"Nous avons opté pour le tout digital, y compris pour tout ce qui est authentification et un adhérent qui souhaite rejoindre la CIMR n’a même plus besoin de se rendre à une agence pour signer des papiers", explique Basma Khayat.
Cela dit, la situation d’un travailleur indépendant diffère de celle d’un salarié et principalement par rapport à la régularité des revenus. C’est la raison pour laquelle, la CIMR offre la possibilité de modifier les contributions forfaitaires grâce à la plateforme.
"L’adhérent peut ainsi reporter une contribution comme il peut faire un versement exceptionnel s’il a une entrée d’argent supplémentaire ou même suspendre les prélèvements", poursuit la directrice commerciale de la CIMR.
Une contribution minimum de 200 dirhams
Pour ce qui est des prélèvements, la CIMR s’engage aussi à aider les nouveaux adhérents notamment pour la détermination de la pension. La décision peut se faire selon des critères différents. "Le travailleur indépendant peut se décider sur la base de la pension qu’il souhaite avoir le jour de sa retraite, ou bien sur la base de ses revenus et sur ce qu’il peut verser mensuellement, sachant que le montant minimum est de 200 dirhams par mois", précise Basma Khayat.
Ce nouveau produit assure la pension principale pour la personne qui cotise mais il y a également toutes les prestations additionnelles que la CIMR accorde à ses affiliés. Il s’agit de la pension de réversion, c'est-à-dire celle que touche le conjoint après le décès de l’affilié ou la pension pour l’orphelin au cas où il n’y a pas de conjoint toujours en vie.
Pour Al Moustakbal groupe, c’est pratiquement le même programme sauf qu’il est destiné aux personnes morales dont les adhérents ne sont pas salariés à travers un contrat fédérateur.
"Nous sommes en train de travailler avec la Fimasucre, qui est la fédération interprofessionnelle marocaine du sucre, et d'autres fédérations pour couvrir les agriculteurs et la contribution forfaitaire est déduite du revenu que leur verse la coopérative", conclut Basma Khayat.
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