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ECONOMIE

Rose à parfum, une filière en quête de débouchées

Bien que prometteuse, la filière de la rose à parfum peine à prendre son essor au Maroc. Les professionnels tablent sur une production de 4.800 tonnes à l'horizon 2020.

Rose à parfum, une filière en quête de débouchées
Y. J.
Le 11 mai 2017 à 18h03 | Modifié 11 mai 2017 à 18h03

A Tinghir, fief de la rose à parfum au Maroc, la culture s’étend sur une superficie de 850 ha, avec un rendement moyen annuel de 3,2 tonnes par ha. 

"L'objectif est d'atteindre 3.000 tonnes, la production actuelle ne dépasse pas les 1.200 tonnes", nous indique une source de la Fédération interprofessionnelle marocaine de la rose à parfum (Fimarose) qui dément le chiffre communémet admis de 3.300 T. de production en 2016.

"Il est encore tôt pour se prononcer sur la campagne actuelle. Cependant, il convient de noter que les conditions climatiques notamment la grêle, ainsi que la baisse des prix freinent l'engouement des agriculteurs pour cette culture, qui reste timide", affirme notre source.

Booster la filière

Afin de développer la filière, la Fédération interprofessionnelle marocaine de la rose à parfum a signé en 2012 un contrat-programme avec le gouvernement, pour un mondant de 100 millions de DH.

Ce contrat programme vise le développement de la production, l’amélioration de la qualité et des conditions cadres de la filière, ainsi que la valorisation, la promotion et la commercialisation de la rose, notamment à l'international.

A l'horizon 2020, le contrat programme s’est fixé pour objectifs:

- le repeuplement et densification de 200 ha sur les 800 ha existants ;

- augmenter la superficie réservée à la culture de la rose de 400 ha, pour passer de 800 ha à 1.200 ha ;

- augmenter la production pour atteindre 4.800 tonnes de rose fraîche ;

- augmenter les quantités transformées pour passer à 3.800 tonnes par année ;

- augmenter les quantités exportées en eau de rose, huiles essentielles et roses sèches.

Par ailleurs, la Fédération se penche sur l'introduction des nouvelles technologies de distillation au profit des agriculteurs et leur approvisionnement en plants de qualité. Actuellement, la région de la vallée de Dadès (kelâat M'gouna) compte 52 coopératives.

Une filière porteuse

Introduite dans la région au début du 19e siècle, la rose à parfum est utilisée notamment dans la production de l’eau de rose et des huiles essentielles. Elle est également utilisée à l’état sec comme produit cosmétique.

Ce produit de terroir est célébré chaque année à Kelaât M'gouna dans le cadre du Festival de la rose, qui revient cette année pour sa 55 édition.

Le festival, qui a démarré jeudi 11 mai, est organisé sur le thème "le rôle de la recherche scientifique dans la valorisation des produits de terroir et leur adaptation aux changements climatiques".

Le programme prévoit une série d’activités scientifiques, sportives, sociales et culturelles, en plus des journées de formation au profit de 40 agriculteurs représentant 20 coopératives et associations œuvrant dans la production de la rose.

L’édition 2017, qui se poursuit au 14 mai, offrira également l’opportunité à plusieurs exposants issus de différentes régions du Royaume de présenter et commercialiser leurs produits dans les stands du Salon de la rose.

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Y. J.
Le 11 mai 2017 à 18h03

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