Possible baisse du quota des prises pélagiques de la Russie au Maroc
Lors de la 2e session de la commission mixte russo-marocaine de la pêche, le Maroc a mis en avant la diminution de ses stocks pélagiques pour limiter les prises des bateaux russes dans ses eaux territoriales. Si l’étude lancée par le ministère de la Pêche confirme la raréfaction des espèces concernées, les prises russes baisseront de 10 à 15% en 2018.
Depuis la visite du Roi Mohammed VI à Moscou en mars 2016, le quota de petite pêche pélagique alloué à la Russie est passé de 100 à 140 mille tonnes de sardines, harengs et chinchards. L’accord signé qui est valable 4 années renouvelables, rapporte 23 millions de dollars par an au Maroc ( 7 millions de dollars de droits d’accès, plus les redevances, l’embarquement de marins et les bourses d’études en Russie)
Cet accord négocié entre le Maroc et la Fédération de Russie a fait l’objet, les 4 et 5 mai derniers à Rabat, de discussions entre la partie marocaine et le chef de l'agence fédérale de la pêche pour lui faire part de sa préoccupation sur la diminution de ses réserves pélagiques.
Selon une source autorisée de l’ambassade de Russie, jointe par Médias24, le quota de pêche réservé aux dix bateaux russes qui sillonnent la côte entre Laâyoune et Dakhla restera valable pour 2017 mais sera revu à la baisse en 2018 s’il est prouvé que les stocks marocains diminuent.
Il précise toutefois que la décision finale sera en fonction des résultats d’une recherche scientifique menée conjointement par des chercheurs marocains et russes. Ce n’est donc qu’à partir de là que le Maroc décidera, ou pas, de réduire les volumes de pêche alloués aux navires russes
Notre source évoque une baisse de 10 à 15% soit 14 à 21.000 tonnes de poissons en moins ce qui porterait le quota annuel de 140.000 tonnes à une fourchette comprise entre 119 à 121.000 tonnes.
Interrogée, la secrétaire générale du ministère de la Pêche maritime, se veut moins pessimiste que la dépêche de l’agence russe TASS en affirmant que l’étude d’évaluation des réserves a lieu chaque année.
"Avec tous nos partenaires (Russie, Japon, Espagne …), nous procédons chaque année à une évaluation scientifique qui démarrera sous peu pour voir si nos stocks se maintiennent au même niveau."
"Nous travaillons avec un principe de précaution car ils savent que le quota autorisé peut être sujet à une baisse s’il y a des signes de changement. En fonction de l’état des stocks constatés, ce quota peut aussi bien augmenter que diminuer de 10 à 15% et cela est même spécifié dans une clause des contrats signés avec les pêcheurs étrangers et marocains."
"Sauf imprévu, les Russes qui démarreront leur campagne de pêche en juin prochain n’ont donc à priori aucune inquiétude à avoir, conclut notre interlocutrice.
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