Boussaid présente au nouveau parlement le projet de loi de Finances 2017
Le gouvernement a choisi de garder le même projet de loi de Finances 2017, celui qui avait été déposé fin septembre au parlement. Il a choisi, comme la loi le prévoit et comme le bon sens l'indique, de rester sur son texte et de présenter lui-même quelques amendements en commission.
Car en l'état, le projet de loi de Finances ne permet pas à tous les départements de fonctionner. L'architecture du gouvernement a changé. Il y aura au moins ce changement là, qui ne devrait impacter les charges ni les ressources, mais déplacera des montants.
Mohamed Boussaïd était didactique devant le parlement. Le projet n'a pas changé, certes, mais il se devait de refaire une présentation, car la composition de la Chambre des représentants a changé.
Le ministre des Finances a été très didactique, surtout lorsqu'il a partagé ses réflexions concernant le modèle économique. Dommage que son débit soit si rapide.
Boussaïd a apporté quelques précisions:
-les hypothèses-objectifs du projet de loi de Finances 2017 sont les suivants: 4,5% de taux de croissance (dont 3,5% en non-agricole), 1,7% d'inflation, 3% de déficit budgétaire. Ces chiffres pourraient être révisés au milieu de l'année et notamment le taux de croissance qui pourrait être revu à la hausse en corrélation avec la campagne agricole.
-Taux d'émission record des investissements fin 2016: 75% au lieu des 60% ou 64%% habituels.
-Les investissements publics ont bien démarré par décret le 1er janvier et ne sont pas en retard.
-A fin mars, l'allocation aux veuves démunies bénéficiait à 66.605 veuves et 117.030 enfants orphelins.
Après l'adoption du projet de loi de Finances 2017, le gouvernement commencera, probablement en juin, à plancher sur le projet de loi de Finances 2018. L'exécution réelle du programme du gouvernement ne commencera qu'en 2018. Affirmation à nuancer légèrement: les deux programmes de deux gouvernements successifs comportent une large part de continuité.
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