La CCG propose des financements avantageux aux PME dans les secteurs prioritaires
La Caisse centrale de garantie (CCG) peut financer les entreprises, avec des facilités au niveau des taux mais sous quelques conditions. Les PME du secteur de l’automobile ont en déjà profité.
La Caisse centrale de garantie (CCG) intervient depuis quelques années dans le financement de projets à travers de la dette directe. C'est cette idée que Hicham Serghini, le directeur général de la CCG a développée dans le cadre de la journée de débat organisée conjointement entre Attijariwafa bank at l’Association marocaine pour l'industrie et le commerce automobile (Amica), ce mardi 28 mars à Casablanca.
Le thème général des rencontres était l'écosystème automobile et l'accompagnement des investisseurs dans ce domaine.
"Nous avons la capacité depuis quelques années de distribuer des crédits. Nous le faisons toujours en partage de risque avec nos partenaires du secteur bancaire" tient à préciser Serghini.
Des secteurs prioritaires
Des conditions sont naturellement requises pour l'acceptation du dossier et notamment concernant le secteur dans lequel la PME veut investir. En d’autres termes, la CCG finance des projets dans des secteurs bien précis et considérés comme prioritaires pour l’Etat, à l’image de l’industrie automobile, l’enseignement privé ou encore l’hôtellerie.
"Nous sommes aussi là pour accompagner les stratégies lancées par l’Etat et faciliter l’investissement", argumente Hicham Serghini.
Dans la pratique, l’entrepreneur choisit dans un premier temps la banque qui va l’accompagner en lui présentant son business plan. La CCG, quant à elle, intervient après cette étape et lorsque l’établissement bancaire a réalisé son étude et évalué le risque.
"Si la banque décide d’y aller, nous cofinançons. C'est une condition sine qua none", précise Hicham Serghini. Une intervention complémentaire de la CCG qui peut s’avérer intéressante. Dans les faits, la CCG finance une partie de l’investissement et propose des modalités bien plus souples que celles appliquées par les banques de la place, à commencer par le taux.
Un taux de 2%
Prenons l’exemple d’un entrepreneur qui souhaite investir 30 millions de DH, avec un apport personnel de 10 millions de DH.
Si la banque accepte de financer le tiers du montant, soit 10 millions de DH, elle le fera au taux du marché. Ensuite, la CCG peut financer le reste avec un taux qui ne dépasse 2%. "Au niveau de la maturité, tout dépendra du business plan présenté par l’entrepreneur mais nous pouvons aller jusqu’à 12 ans", explique Hicham Serghini à Médias24.
Grâce à ce mix, l’entrepreneur pourrait gagner jusqu’à 1,5 million de DH en charges financières sur la période de l’investissement. Une opportunité pour les entrepreneurs, car dans la majorité des cas c’est la lourdeur des charges et l’asphyxie financière à court terme qui tuent les entreprises.
En 2016, la CCG a garanti et cofinancé pour plus d'un milliard de DH les PME du secteur automobile. "La CCG a changé et elle s’est beaucoup développée depuis quelques années. Nous sommes en ligne avec ce qui se fait à l’international par rapport aus investissements et à l'accompagnement des entrepreneurs", se félicite le DG de la Caisse Centrale de Garantie.
Par ailleurs, la caisse peut intervenir comme investisseurs depuis 2011. "Nous avons depuis cette date une activité haut du bilan et à travers un certains nombres de structures nous nous comportons comme des investisseurs", rappelle Hicham Serghini.
Contact: CCG
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