Sondage. 69% de Marocains refusent l'utilisation de la religion à des fins politiques
Intitulé "L'Indice de l'opinion publique arabe 2016", publié ce 13 mars, le rapport indique que 42% des Marocains déclarent que la situation économique du Maroc "n'est pas bonne", tandis que 41% pensent qu'elle est "bonne". Seuls 3% pensent qu'elle est "très bonne".
Près de 58% des citoyens du monde arabe sont capables de critiquer librement leur gouvernement. 68% des Marocains déclarent également critiquer librement la politique du gouvernement marocain, rapporte le dernier rapport du Centre arabe pour la recherche et les études politiques basé à Doha.
Economiquement parlant, 42% des Marocains déclarent que la situation économique du pays "n'est pas bonne", 41% pensent qu'elle est "bonne" et seuls 3% disent que la situation est "très bonne".
Par ailleurs, 41% des citoyens du monde arabe pensent que leur pays jouit de "bonnes situations économiques". 57% disent le contraire.
Les sondages de ce rapport ont été effectués entre septembre et décembre 2016, auprès d'un échantillon de 18.310 personnes, dans douze pays arabes. Il s'agit du Maroc, la Mauritanie, la Tunisie, l'Egypte, le Soudan, la Palestine, le Liban, l'Irak, l'Arabie saoudite, le Koweït, et la Jordanie.
Ces sondages montrent également que près de 62% des Marocains regardent les informations à la télévision, et que 18% utilisent Internet. Seuls 7% des citoyens lisent les journaux, et 6% écoutent les informations à la radio.
Le rapport explique que 69% des Marocains refusent que le gouvernement utilise la religion à des fins politiques. Seuls 16% l'acceptent.
Selon ces sondages, 24% des Arabes rêvent d'émigrer pour améliorer leur situation. 75% des répondants veulent, pour leur part, fuir l'instabilité de leur pays.
Enfin, 79% des interrogés dans le monde arabe estiment que la corruption et la mauvaise gestion sont très répandues.
à lire aussi
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.
Article : Animation : Swinga relance sa série sur le Maroc et l'Algérie, dans les coulisses d’un retour très attendu
Trois ans après son premier succès, la série Maroc-Algérie d’Aji-Tfham repart avec un nouvel épisode. Un projet à 1,5 million de dirhams, financé en partie par le public et porté par une équipe en reconstruction. Détails.
Article : Maroc-Espagne. Sebta, Mélilia et la fiction d’un front maroco-américain pour la récupération des présides
Sur fond de tensions inédites entre Madrid et Washington autour de l’usage des bases militaires espagnoles dans la guerre contre l’Iran, une partie du débat public espagnol voit ressurgir le spectre d’une récupération de Sebta et Mélilia par le Maroc avec un appui américain. Une hypothèse nourrie par certaines prises de position et amplifiée médiatiquement, mais qui, à ce stade, relève davantage du fantasme que d’une dynamique diplomatique réelle.


