img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
Environnement

Création du Fonds bleu pour le bassin du Congo avec la participation du Maroc

Le Fonds participera au financement d’initiatives favorisant l’exploitation durable des eaux du Congo et de ses affluents et la valorisation des écosystèmes forestiers. Le Maroc a été représenté par le ministre des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar.

Création du Fonds bleu pour le bassin du Congo avec la participation du Maroc
Par
Le 10 mars 2017 à 10h48 | Modifié 10 mars 2017 à 10h48

Le mémorandum de création du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, dont le projet avait été lancé lors de la COP22 à Marrakech, a été signé jeudi 9 mars à Oyo, à plus de 400 km au nord de la capitale Brazzaville.

Ce mémorandum a été signé lors d'une conférence ayant réuni les ministres de pays africains, outre le Maroc, président de la COP22, sous la présidence du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guessou, et en présence de son homologue togolais, Faure Gnassingbé, selon un communiqué de la Fondation Brazzaville et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

Le Maroc a été représenté par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Salaheddine Mezouar, président de la COP22.

Le Roi Mohammed VI avait fait de cette initiative l’une des trois priorités lors de l'African action summit, tenu en marge de la COP22, par la création d'une commission spéciale dédiée à la tête de laquelle a été désigné le Président Sassou N’Guessou.

Une première en Afrique

L’initiative du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, portée lors de la COP22 par le président congolais, avec l’appui de la Fondation Brazzaville pour la paix et la préservation de l’environnement, a pour ambition de redéfinir les bases d’une économie collaborative associant exploitation raisonnée des forêts et gestion durable des eaux des côtes maritimes, du fleuve Congo et de ses affluents.
 
Cette importante initiative régionale, la première du genre en matière de politique environnementale en Afrique, implique les pays du Bassin du Congo, à savoir le Congo, l’Angola, le Burundi, le Tchad, le Centrafrique, la RDC, le Gabon et le Rwanda (le Cameroun, la Tanzanie, la Zambie et la Guinée équatoriale n’ont pas apporté leur signature au mémorandum).
 
Le fonds a pour objectifs de mobiliser les ressources nécessaires auprès des contributeurs et investisseurs, en vue du financement de la mise en œuvre des programmes et projets concourant au développement durable et à la promotion de l’économie bleue dans son champ d’intervention.
 
Il accompagnera les Etats membres dans la lutte pour la réduction des émissions des gaz à effet de serre et la préservation des écosystèmes aquatiques et forestiers de l’espace géographique et écologique concerné.
 

Le Fonds constitue l’outil financier principal pour le développement et la promotion de l’économie des ressources en eau des Etats membres.

Dans le cadre de cet accord, des projets seront développés dans les secteurs clés de l’agriculture bio, l’écotourisme, l’artisanat traditionnel et l’énergie, avec l’objectif de renforcer les économies durables de la région et d’offrir une alternative viable à la déforestation.

Avec le soutien de la communauté internationale, le Fonds bleu pour le Bassin du Congo, qui s’inscrit dans le cadre de l'"Economie bleue", ambitionne de devenir une référence en matière de politique environnementale en Afrique.

Deuxième massif forestier de la planète

Le Bassin du Congo concentre l’un des plus impressionnants écosystèmes du monde. Deuxième massif forestier de la planète, second réservoir de carbone après l’Amazonie, sa préservation représente un enjeu primordial et essentiel dans la réduction des effets du changement climatique.

Au-delà de ses richesses végétales et fauniques, ses immenses ressources en eau ouvrent des perspectives économiques, sociales et environnementales majeures pour la région.

La création du Fonds bleu pour le Bassin du Congo vise à en préserver les essences forestières aujourd’hui menacées et à accompagner la transition de l’économie forestière vers une économie de ressources issues de la gestion des eaux fluviales et maritimes. 

Le Fonds bleu, dont c’est la première commission au sortir de l’African action summit et de la COP22 qui voit se concrétiser son projet, a pour vocation d’accompagner le développement de projets aux retombées économiques locales, nationales et régionales. Il participera au financement d’initiatives favorisant l’exploitation durable des eaux du Congo et de ses affluents et la valorisation des écosystèmes forestiers.

Il vise également à lutter contre les érosions, gérer et valoriser durablement les mangroves, promouvoir l’éco-tourisme, promouvoir les mécanismes de veille sanitaire et environnementale ainsi que la surveillance épidémiologique et améliorer la connaissance du milieu marin, des eaux continentales et de la biodiversité des écosystèmes respectifs.

Des programmes seront mis en œuvre dans les domaines de dragage des cours d’eau pour améliorer leur navigabilité et l’intégration sous-régionale, du traitement des déchets, du transport fluvial, de l’hydroélectricité, notamment les micro-barrages et les hydroliennes, la pêche moderne et durable et l’aquaculture et la recherche scientifique pour l’amélioration des connaissances sur les ressources en eau des pays de la sous-région.

Le Fonds jouira d’une indépendance financière et de gestion. Les fonds de départ seront constitués par les contributions volontaires des pays signataires, des donateurs et autres bailleurs de fonds.

Il pourra ensuite être alimenté par les contributions volontaires des Etats membres, les dons des fondations et des organisations non gouvernementales qui œuvrent dans les domaines de la forêt, des eaux et de l’environnement et les financements internationaux, notamment le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds d’adaptation. 

(Avec MAP)

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 10 mars 2017 à 10h48

à lire aussi

Coupe du monde 2026. Pourquoi l’équipe du Maroc était-elle méconnaissable face à la France ?
Football

Article : Coupe du monde 2026. Pourquoi l’équipe du Maroc était-elle méconnaissable face à la France ?

Le rêve des Lions de l’Atlas s’est brisé net face à une redoutable équipe de France, le jeudi 9 juillet à Boston, en quart de finale de la Coupe du monde 2026. Le manque de courses en profondeur et de poids dans le demi-terrain offensif n’a pas aidé les Lions de l’Atlas à se sublimer dans une rencontre où quasiment tous les indicateurs statistiques étaient en deçà de leurs standards.

Bourse de Casablanca : le MASI gagne 0,37%
Quoi de neuf

Article : Bourse de Casablanca : le MASI gagne 0,37%

La Bourse de Casablanca a clôturé la séance du 10 juillet en hausse. Le MASI a progressé de 0,37%, dans un volume de 123,03 MDH.

Houda Skali rejoint le directoire de Risma
Quoi de neuf

Article : Houda Skali rejoint le directoire de Risma

Sur proposition du directoire, le Conseil de surveillance de Risma, réuni le 9 juillet 2026, a décidé de nommer Houda Skali, directrice des Opérations, en qualité de membre du directoire.

Sécheresse, crises et pénurie de main-d'œuvre : l'étude d'évaluation de Génération Green officiellement lancée
AGRICULTURE

Article : Sécheresse, crises et pénurie de main-d'œuvre : l'étude d'évaluation de Génération Green officiellement lancée

Cinq années de sécheresse, la hausse du coût des intrants et une pénurie croissante de main-d’œuvre ont profondément changé le cadre dans lequel Génération Green avait été conçue. Lancée en 2020, la stratégie agricole va faire l’objet d’un bilan à mi-parcours, avec l’objectif d’identifier ses faiblesses et de redéfinir les priorités pour les années à venir. Ce que cette révision pourrait changer pour le secteur.

Trottinettes électriques : casque, écouteurs, âge minimum… ce qui va changer
SOCIETE

Article : Trottinettes électriques : casque, écouteurs, âge minimum… ce qui va changer

Face à la multiplication des trottinettes électriques et autres nouveaux engins de déplacement sur les routes marocaines, le Conseil de gouvernement a adopté un projet de décret modifiant le Code de la route. Circulation hors agglomération, transport des enfants, stationnement, véhicules immobilisés… Détails.

Les prévisions météo pour le samedi 11 juillet
Les prévisions quotidiennes

Article : Les prévisions météo pour le samedi 11 juillet

Voici les prévisions établies par la Direction générale de la météorologie pour le samedi 11 juillet 2026 : - Temps assez chaud sur le Sud-Est, […]

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité