En Californie, angoisse, larmes et prières chez les immigrés
Depuis trente ans, Emilio Lopez Bautista se lève à l'aube pour travailler dans les champs en Californie mais aujourd'hui cet homme de 66 ans, entré aux Etats-Unis illégalement depuis le Mexique avec sa femme et ses six enfants, affirme qu'il ne se sent plus en sécurité.
Lopez Bautista, propriétaire de sa maison, vit dans la peur permanente que lui ou un de ses proches ne soit expulsé dans le cadre des nouvelles mesures prises par le président américain.
"Nous avons peur quand nous sortons de la maison à 5 heures pour aller travailler dans les champs, nous avons peur quand nous conduisons, nous avons peur au travail et nous avons peur chez nous", explique M. Bautista, qui vit dans la riche vallée agricole de Coachella (sud de Californie), comme des dizaines de milliers d'autres sans-papiers employés comme ouvriers agricoles.
Depuis la promulgation mardi 21 février des nouvelles règles, qui donnent aux autorités une plus grande latitude dans l'expulsion des clandestins, l'angoisse s'est répandue comme une traînée de poudre parmi les sans-papiers.
"Je suis très triste et il y a des jours où je n'arrive pas à dormir", témoigne sa femme Prudencia. "Que va-t-il arriver à nos petits-enfants si nous ou leurs parents sont arrêtés? Qui va s'occuper d'eux?".
Lopez Bautista dit faire désormais plus attention à ses dépenses au cas où il serait expulsé.
"Il n'y a pas d'autres moyens pour nous que de travailler dans les champs, et si nous revenons au Mexique nous n'aurons pas de possibilités là-bas", dit-il. "C'est chez nous ici maintenant".
Donald Trump affirme que ces mesures sont nécessaires pour protéger les Américains des gens qui "représentent une menace particulière pour la sécurité nationale et la sécurité du public".
Des études montrent pourtant que le niveau de criminalité parmi les immigrés est beaucoup plus bas que parmi ceux nés aux Etats-Unis.
Les défenseurs des droits des immigrés dénoncent une chasse aux sorcières contre les 11 millions de clandestins qui vivent et travaillent dans le pays, dont une majorité viennent du Mexique.
(Avec AFP)
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