Irak: L'étau se resserre à Mossoul, dernier bastion de Da'ech
Les forces irakiennes soutenues par des avions et des hélicoptères se sont rapprochées de la périphérie sud-ouest et de l'aéroport de Mossoul malgré la résistance de quelque 2.000 jihadistes de Da'ech.
L'opération lancée dimanche 19 février pour reprendre la moitié ouest de Mossoul a reçu le soutien du nouveau secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, qui a effectué lundi 20 février sa première visite à Bagdad depuis l'entrée en fonctions de l'administration Trump.
La partie orientale de Mossoul, séparée de la partie occidentale par le fleuve Tigre, avait été déclarée "totalement libérée" fin janvier, trois mois après le début de la vaste offensive militaire pour reprendre la deuxième ville d'Irak, conquise par Da'ech en juin 2014.
Après avoir pris une quinzaine de localités, les forces fédérales ont atteint lundi le point de contrôle d'Akarab.
"C'est très important parce qu'il est considéré comme la porte sud de Mossoul", a déclaré à l'AFP le général Haider al-Mtoury, de la police, l'une des forces fédérales participant aux opérations.
Il a précisé que ses troupes étaient désormais à deux kilomètres de la périphérie de la ville malgré les actions de guérilla de Da'ech comme les attentats-suicides et les explosions de véhicules piégés.
Il reste "quelque 2.000" jihadistes dans la partie occidentale de Mossoul, a indiqué lundi un responsable américain du renseignement. Leur nombre était estimé à entre 5.000 et 7.000 avant le début de la vaste offensive, le 17 octobre, pour reprendre à Da'ech son dernier grand bastion en Irak.
Les forces irakiennes ont également sécurisé lundi une zone stratégique sur les collines dominant l'aéroport de Mossoul.
La conquête de cet aéroport, qui n'est plus en activité, et d'une ancienne base militaire adjacente ouvrirait la voie à un assaut sur la périphérie sud-ouest de Mossoul, à proximité du Tigre.
(Avec AFP)
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