img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
BUSINESS

Une Marocaine transforme les déchets de peau de poisson en cuir de luxe

Transformer les déchets de peaux de poissons en cuir de luxe pour en faire des sacs à mains, des paires de chaussures ou des coques de Smartphones est le pari relevé avec succès par l'entreprise marocaine SeaSkin. 

Une Marocaine transforme les déchets de peau de poisson en cuir de luxe
Par
Le 15 février 2017 à 11h35 | Modifié 15 février 2017 à 11h35

Fondée par Nawal Allaoui, étudiante à l'Ecole supérieure des industries du textile et de l'habillement (Esith), l’entreprise SeaSkin produit et commercialise des produits de maroquinerie de luxe à base de cuir du poisson. 

Cette jeune femme, qui fréquentait souvent la zone côtière de Sidi Rahal à Casablanca, connaît parfaitement les espèces de poisson, dont elle récupère des déchets qui valent de l’or. 

Considérées comme déchets, les peaux partent habituellement à la poubelle pour s’entasser dans des bacs où elles se décomposaient en matière huileuse, jusqu’au jour où Nawal s’est aperçu du trésor que ces peaux cachaient, en leur donnant une seconde vie. 

"L’idée m’est venue lorsque je travaillais dans l'entrepreneuriat social avec les épouses des pêcheurs qui nettoyaient les poissons et enlevaient les épines des oursins, à la région de Sidi Rahal", a confié cette étudiante. 

"Ces femmes souffraient, mais avaient besoin d'un gagne pain. J’ai essayé de réfléchir à une solution et après des recherches approfondies, j’ai pensé à l’idée de collecter les déchets des peaux de poissons pour les transformer en cuir", a expliqué Nawal dans une déclaration à la MAP. 

Après plusieurs tests dans sa chambre à l’internat de l’Esith, Nawal a pu concocter une recette miraculeuse pour le tannage de peaux de poissons, à la base de produits bio marocains, comme le henné. 

La jeune adepte de l'environnement s’approvisionne en peau crue de poissons (sole, merlan et saumon…) auprès des restaurants de poisson et d’une usine de filet de poisson, avant de les confier aux femmes, en nombre de six, pour écailler la peau en retirant les résidus de chair encore présents et rincer le tout. 

Le jour d’après est consacré au tannage végétal: Nawal fait baigner les peaux en y incorporant progressivement la préparation faite à base de produits naturels. Enfin, la peau sera prête à passer dans un bain de teinture pour être personnalisée selon le produit. 

En bout de chaîne, la touche finale consiste à aplatir et à faire sécher le cuir pour en réaliser un produit luxueux de maroquinerie. 

"Je conçois le design moi-même. Pour la couture, la confection et l’emballage, je les fais au niveau de l’atelier de mon école", fait savoir Nawal avec enthousiasme. 

Ainsi, de la rencontre entre la peau marine et les mains de cette créatrice naissent des accessoires de luxe en cuir de poisson qui sauront assouvir le plaisir des personnes aimant avoir un produit original avec des textures exotiques. 

Mais, est-ce que les portefeuilles sentent le poisson? "Non, car les huiles, naturellement présentes dans les peaux, sont remplacées par des huiles de tannage ou protectrices naturelles. Du coup, l’objet sent le cuir, tout simplement", rassure-t-elle. 

Pour la commercialisation de ses produits, Nawal procède à la vente en ligne. La réussite semble être au rendez-vous. D’abord, SeaSkin a investi un créneau jusque-là inexploré, celui de la mode à partir du recyclage. Ensuite, la marque profite de l'élan écologique qui touche toute la société pour offrir des articles fashion fabriqués en peau de poisson. 

Ecologique, esthétique et résistant, ce cuir de poisson pourrait bientôt arriver en force dans nos magasins sous la forme de chaussures ou de sacs à main et inciterait les jeunes entrepreneurs à oser/penser écolo.

(MAP)

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 15 février 2017 à 11h35

à lire aussi

Lancement du programme “Riaya” : deux conventions pour accompagner les jeunes après 18 ans
Quoi de neuf

Article : Lancement du programme “Riaya” : deux conventions pour accompagner les jeunes après 18 ans

Deux conventions-cadres ont été signées, jeudi 16 avril 2026 à Salé, dans le cadre du lancement du programme national "Riaya", visant l’accompagnement et l’insertion des enfants et des jeunes issus des établissements de protection sociale après l’âge de 18 ans.

Météo : le Sud et le centre sous la chaleur, un rafraîchissement prévu dès jeudi 23 avril 2026
Les prévisions à moyenne échéance

Article : Météo : le Sud et le centre sous la chaleur, un rafraîchissement prévu dès jeudi 23 avril 2026

Une vague de chaleur touche en cette mi-avril 2026 le sud et le centre du Maroc, avec des températures dépassant les normales saisonnières de 5 à 10°C. Cet épisode devrait se maintenir jusqu’au jeudi 23 avril 2026, avant un retour progressif à des conditions plus fraîches et instables en fin de semaine prochaine.

Élections 2026 : le gouvernement adopte un soutien financier aux candidats de moins de 35 ans
Elections 2026

Article : Élections 2026 : le gouvernement adopte un soutien financier aux candidats de moins de 35 ans

À quelques mois des législatives de 2026, l’exécutif a validé un nouveau décret destiné à faciliter l’accès des moins de 35 ans aux mécanismes de financement électoral. Le texte prévoit une prise en charge publique pouvant atteindre 75 % des dépenses validées.

CGEM : Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri lancent officiellement leur campagne
BUSINESS

Article : CGEM : Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri lancent officiellement leur campagne

Mehdi Tazi a officialisé, aux côtés de Mohamed Bachiri, le lancement de sa campagne pour la présidence de la CGEM. Une première réunion avec les fédérations industrielles a permis de recueillir attentes, défis et ambitions du secteur productif national.

Settavex : une condamnation à 104 MDH, des actifs aux enchères
BUSINESS

Article : Settavex : une condamnation à 104 MDH, des actifs aux enchères

Condamnée à payer plus de 104 millions de dirhams à Bank of Africa, le textilien Settavex traverse une séquence judiciaire critique. Son site industriel et ses équipements ont déjà été ciblés par des procédures de vente forcée.

La Région Casablanca-Settat lève 1 milliard de DH par emprunt obligataire
ECONOMIE

Article : La Région Casablanca-Settat lève 1 milliard de DH par emprunt obligataire

La Région Casablanca-Settat a annoncé ce jeudi 16 avril le succès d’une émission obligataire d’un montant de 1 milliard de DH sur le marché national des capitaux. Cette opération s’inscrit dans une stratégie de diversification des sources de financement du développement territorial.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité