En 2015, le Trésor s'est financé à 94,5% sur le marché domestique (DTFE)
Grâce à un cadre macroéconomique caractérisé par des déficits allégés, le Trésor a également pu, en 2015, réduire le rythme de progression de son taux d'endettement et améliorer ses conditions de financement.
En 2015, le Trésor s’est majoritairement financé sur le marché domestique. C’est ce qui ressort du rapport d’activité 2015 de la direction du Trésor et des finances extérieures, relevant du ministère de l’Economie et des finances.
En gros, les mobilisations brutes du Trésor se sont élevées à 157,2 milliards de DH, au terme de l’année précédente, dont 148,5 milliards de DH sur le marché domestique (94,5%) et 8,7 MMDH d’origine extérieure. La DTFE ne révèle toutefois pas le chiffre global de la dette atteint en 2015.
Le rythme de progression du taux d’endettement du Trésor a baissé en 2015, bénéficiant de l’amélioration du cadre macroéconomique, marqué par une réduction des déficits budgétaires et du compte courant et par la reconstitution d’un niveau confortable des avoirs extérieurs. Sa hausse a donc été limitée à 0,6 point de PIB entre 2014 et 2015, contre une croissance annuelle de 1,8 point de PIB entre 2013 et 2014 et de 3,9 points de PIB en moyenne, entre 2009 et 2013.
Il en est de même pour le stock de la dette du Trésor, dont le rythme de progression a également enregistré un ralentissement s’établissant à 7,3% entre 2014 et 2015, contre une augmentation moyenne de l’ordre de 10,3% observée durant les 6 années antérieures.
Par ailleurs, La DTFE affirme viser, à travers sa stratégie, la réduction du risque de refinancement de la dette, notamment à travers un lissage de l’échéancier de la dette du Trésor, en évitant d’avoir des pics importants de remboursement.
Ainsi, en 2015, la direction du Trésor a réalisé 16 opérations d’échange de BDT (bons du Trésor), pour un montant global racheté de 22,7 MMDH: "Le recours à ces opérations a été favorisé par la demande importante des investisseurs pour les BDT, principalement les BDT de maturités moyennes et longues", souligne la direction.
Ces opérations ont permis de réduire les tombées de la dette du Trésor des mois concernés par les opérations d’échange de BDT de près de 2,1 MMDH en moyenne par mois, mais également par le rallongement de la durée de vie moyenne de la dette intérieure de près de 5 mois. En excluant l’impact de ces opérations sur la durée de vie moyenne, celle-ci serait établie à 5 ans et 11 mois, soit une hausse de 2 mois par rapport à fin 2014.
Par ailleurs, ces opérations ont permis de réduire la part du court terme dans le portefeuille de la dette intérieure à 16,5% à fin 2015 contre 19,1% à fin 2014.
Sur le plan des financements extérieurs, la DTFE affirme que sa stratégie en 2015 a consisté à privilégier les décaissements en dollars américains, afin de faire converger progressivement la structure en devises du portefeuille de la dette extérieure vers celle du nouveau panier du dirham, qui a connu un renforcement de la part de la devise américaine, dans le but de contenir l’exposition aux risques de change.
Le Trésor a également tiré profit du niveau bas des taux d’intérêt à l’international, pour réduire davantage son coût d’endettement extérieur, qui a décru de 10 points de base pour s’établir à 2,80% en 2015.
S’établissant à 8,7 MMDH au terme de l’année 2015, les tirages sur emprunts extérieurs ont accusé une baisse de 51% par rapport à 2014, du fait de l’absence d’émissions du Trésor sur le marché financier international durant cette année.
La DTFE rapporte que ces tirages ont concerné exclusivement les emprunts mobilisés auprès des créanciers officiels qui, pour leur part, se sont inscrits en hausse de 33% par rapport au montant global mobilisé auprès de ces créanciers en 2014.
Avec une part de 95% du total, les tirages effectués auprès des créanciers multilatéraux se sont élevés à 8,3 MMDH contre 5,6 MMDH en 2014 (soit une hausse de 47%), tandis que ceux mobilisés auprès des bilatéraux se sont établis à 0,4 MMDH contre 0,9 MMDH en 2014.
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