COP22: Ce qu’a dit Ban Ki-moon à Marrakech
Dans une réponse à Médias 24 à Marrakech, ce mardi matin, le secrétaire général des Nations unies a prononcé des propos chaleureux sur le Maroc mettant ainsi fin à la brouille qui avait marqué les relations entre Rabat et le Secrétariat général de l'ONU au printemps dernier.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est arrivé lundi 14 novembre dans la ville ocre pour donner le coup d’envoi des rencontres de haut niveau qui doivent concrétiser l’Accord de Paris. Evitant les questions qui fâchent, il a encensé le Roi du Maroc, qualifié d’exemple en matière de lutte contre les changements climatiques.
Lors d’une conférence de presse, ce mardi 15 novembre, le secrétaire général a révélé qu’il allait rencontrer le Roi du Maroc dans la journée pour discuter des progrès des négociations de la COP22.
Il a rappelé l’urgence de la situation en espérant que le nouveau président américain Donald Trump fasse preuve de pragmatisme. Il a aussi souhaité bonne chance à son successeur Antonio Guterrez.
> “J’ai de la reconnaissance pour le leadership du Roi et du Maroc qui accueille la COP22“
Démarrant son intervention par un «bonjour» et un «salamou alaykoum» et arborant un large sourire, Ban Ki-moon a répondu à deux brèves questions de Médias 24 sur «son appréciation des relations ONU-Maroc et de sa relation de travail avec le Roi Mohammed VI après une année 2016 agitée».
Il a commencé par rappeler sa connaissance du Maroc qu’il a visité pour la première fois en 1984.
Le SG a prononcé des propos chaleureux sur le Maroc mettant ainsi fin à la brouille qui avait marqué les relations entre Rabat et le Secrétariat général de l'ONU au printemps dernier après ses déclarations inamicales à Tindouf.
> «J’ai une profonde admiration et du respect pour le Roi Mohammed VI, le gouvernement et le peuple du Maroc»
«J’ai une profonde admiration et du respect pour le Roi Mohammed VI, le gouvernement et le peuple du Maroc», a poursuivi Ban Ki-moon, «et j’attends avec impatience ma rencontre prévue avec lui ce mardi», a poursuivi BKM.
Après le sommet qui doit réunir les chefs d’Etat et de gouvernement et des délégations de 197 pays ce mardi à Marrakech, un déjeuner doit aussi réunir le Roi Mohammed VI et Ban Ki-moon et les invités de l’ONU et du Maroc.
Les deux hommes doivent également accueillir la quarantaine de chefs d’Etat africains, européens, arabes et latino-américains venus à Marrakech cette semaine pour le sommet de la COP22.
Poursuivant sa réponse à Médias 24, Ban Ki-moon a ajouté que « j’ai de la reconnaissance pour le leadership du Roi et du Maroc qui accueille la COP22 ; j’ai constaté depuis mon arrivée la fierté et l’excitation positive des Marocains pour cet événement important ».
Interrogé sur sa relation avec le leadership marocain au terme de son mandat aux Nations unies après un début d’année agité, Ban Ki-moon a souligné que «le Maroc est un pays important dans le monde, en Afrique et au Moyen-Orient. Le Maroc, a-t-il poursuivi, a démontré ses capacités et son leadership notamment en matière de développement des institutions démocratiques».
>BKM sur Trump: «J’espère qu’il entendra et comprendra le sérieux des enjeux du changement climatique»
Sur le sujet de la semaine, la COP22, Ban Ki-moon s’est dit « optimiste que nous établirons un exemple à Marrakech en matière d’action sur le climat sous le leadership du Roi Mohammed VI ».
Interrogé par le New York Times sur sa réaction à l’élection de Donald Trump à la Maison-Blanche et l’impact de ce vote sur les négociations internationales sur le climat, Ban Ki-moon a rappelé qu’il avait discuté au téléphone avec le président élu et qu’il devrait le rencontrer en face à face avant la fin de l’année.
«J’espère que Trump entendra et comprendra le sérieux des enjeux du changement climatique», a-t-il conclu.
Passant la parole à Patricia Espinosa, l’ex-ministre des Affaires étrangères du Mexique en charge de la CCNUCC, celle-ci a rappelé que «le secrétariat de la CCNUCC a mandat pour mettre en œuvre l’Accord de Paris», ratifié par Washington, indépendamment des résultats de l’élection américaine.
>Nous devons agir car nous n’avons pas de planète bis
Revenant sur son mandat à la tête de l’ONU, il a déclaré que le travail de sensibilisation accompli lors des 10 dernières années avait fait prendre conscience à la planète que les changements climatiques sont une réalité.
«Il faut absolument changer de comportements car nous ne disposons pas d’une planète de secours pour remplacer la terre sujette à la pollution humaine. Le moment est venu d’agir car les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de croître et la situation s’aggrave d’heure en heure. Les températures des cinq dernières années ont été très élevées et l’année 2016 sera certainement la plus chaude de l’histoire de l’humanité», a conclu le futur ex-SG de l'ONU.
Se voulant rassurant sur l'avenir, Ban Ki-moon qui finit son mandat en décembre prochain a assuré que la lutte contre les changements climatiques sera une des priorités de l’action de son successeur Antonio Guterrez.
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