La COP22 fera son bilan gaz à effet de serre
La Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement accompagnera les organisateurs de la COP22 pour établir le bilan carbone de l’événement.
La Fondation a mis à la disposition des organisateurs de cette COP son outil "Bilan gaz à effet de serre", ainsi que son calculateur CO2 et son programme de Compensation volontaire carbone. L'objectif est de leur permettre d'établir l’empreinte carbone de cet événement et de compenser les émissions de CO2 dans des opérations de captation au Maroc.
L’outil permettra à la COP22 d’estimer au plus près l’impact de la conférence en la matière, indique un communiqué de la Fondation.
Les organisateurs pourront compenser ces émissions dans le programme de Compensation volontaire carbone que la Fondation a mis en place en 2009.
Une base de facteurs d’émissions a été établie avec l’aide de l’Agence française de l’environnement et maîtrise de l’énergie (ADEME). 300 facteurs d’émissions ont été identifiés et la moitié d’entre eux estimés en fonction des particularités du Maroc. Cet outil est aujourd’hui pleinement opérationnel, conformément à la norme ISO 14069 de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre.
La Fondation a également édité un calculateur CO2, qui permet à tous, individus ou entreprises, petits ou grands, d’estimer l’empreinte carbone d’un déplacement et de le compenser directement, le cas échéant, dans une opération de séquestration de carbone. Il est disponible sur le site www.fm6e.org, sur smartphone ou tablette iOs et Android.
Destiné aux organisations, administrations ou entreprises, ce programme a permis de compenser les émissions de gaz à effet de serre dans deux programmes développés au Maroc par la Fondation. Le premier concerne des plantations de palmiers dans la palmeraie à Marrakech. Le second s’occupe d’électrification solaire d’écoles rurales.
A ce jour, plus de 10.000 palmiers ont été plantés et 365 écoles électrifiées avec des panneaux photovoltaïques. Ces réalisations permettront de capter ou d’éviter de rejeter dans l’atmosphère plus de 18.000 tonnes de CO2 pendant la durée de ces projets.
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.