Police administrative. Les raisons du retard de sa mise en place à Casablanca
Prévue par la loi organique 113-14 relative aux communes, la mise en place d’une police administrative à Casablanca se heurte à un problème de motivation des fonctionnaires en leur versant des primes. La loi ne le permet pas. Une étude en cours proposera des solutions.
Une police administrative à Casablanca est pour bientôt, avait déclaré Abdelaziz Elomari, maire de la ville, lors de la session du conseil, tenue le 27 octobre 2016. "Nous sommes à la phase de préparation d’un projet pilote", avait-il ajouté.
L’existence de la police administrative est prévue par la loi organique relative aux communes. Elle fait partie des attributions du président du Conseil de la commune, qui exerce à travers elle tout ce qui concerne les autorisations, injonctions ou interdictions dans les domaines de l’hygiène, de la salubrité, de la tranquillité publique et de la sureté des passagers.
"Il s’agit de vérifier par exemple si les travaux de construction disposent d’autorisations, s’ils sont conformes aux plans, de vérifier la conformité des autorisations commerciales avec les activités réellement exercées…. ", explique à Médias24, Abdessamad Haiker, premier vice-président du Conseil de Casablanca.
Pour le moment, certains fonctionnaires s’en occupent et se réunissent en commissions. "Notre ambition est d’organiser ces équipes en une police administrative et de rendre leur travail plus efficace, en les dotant des moyens humains et matériels nécessaires", ajoute M.Haiker.
"Une étude est en cours. Elle est pilotée par la SDL Casa Prestations depuis 2015. Nous attendons les livrables, qui devront être bouclés dans 2 à 3 mois", confie la même source.
"Si on doit se contenter des fonctionnaires de la commune, il faudra leur verser des primes d’encouragement. Or, le fonctionnaire communal a un statut bien défini. La loi actuelle ne permet pas de lui verser des primes. Il faudra remédier à cette lacune", poursuit le premier vice-président du Conseil de Casablanca.
L'étude de Casa Prestations devra permettre de débloquer la situation, en proposant une porte de sortie.
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