Décret polytechnique. Une note du ministère sème la confusion
Le ministère de l'Enseignement supérieur a adressé, ce lundi 31 octobre, une note aux présidents d'université, concernant le décret instituant la fusion des ENSA avec les EST et les FST. Le point.
Le département géré par la ministre par intérim de l'Enseignement supérieur et de la formation des cadres Jamila Moussali, a adressé une note aux présidents d'université, selon un communiqué relayé par la MAP.
Il en ressort que le ministère "prendra les mesures juridiques nécessaires pour l'amendement du décret n°2.15.644, publié le 29 Choual 1437 (3 août 2016), en modifiant et complétant le décret n° 2.90.554, publié le 02 rajab 1411 (18 janvier 1991), relatif aux établissements et cités universitaires."
S'agit-t-il d'un amendement du décret pour retirer le réseau des ENSA de la fusion, comme le revendiquent les élèves ingénieurs de cette école? La réponse est non, puisque la note insiste également sur "la mise en œuvre de l'opération de fusion des ENSA, des facultés des sciences et techniques et des écoles supérieures de technologie ou de substituer les appellations de certaines d'entre elles, tout en prenant les mesures juridiques, administratives et techniques, susceptibles de garantir la réussite de cette opération, qui sera mise en œuvre par les universités concernées, en coordination avec le ministère de tutelle, sur la base des décisions du ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, qui détermineront la date exacte de l’exécution de cette opération dans chaque université".
L'amendement pourrait donc porter sur la date d'entrée en vigueur de ce décret de fusion pour les promotions Ensaistes.
N'ayant pas donné plus de détails sur le contenu de l'amendement, le ministère de tutelle ajoute une "dose de confusion", énonce une source au sein de la Coordination nationale des élèves ingénieurs.
"Le communiqué du ministère est vide de sens" a-t-elle ajoutée. "Ce que nous en avons déduit pour l'instant est que la fusion sera pilotée désormais par les universités et non le ministère," a-t-elle poursuivi. Il y a lieu de noter que l'ENSA Hoceima n'était pas concernée dés le départ par la fusion. "Le ministre sortant précisait que cette dérogation était due à des considérations politiques," conclut notre source.
Contactée par Médias24, la ministre par intérim Jamila Moussali n'a pas jugé utile de nous éclairer sur l'amendement du décret prévu dans la note diffusée lundi.
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