A Casablanca, mobilisation réussie des enseignants du programme “10.000 cadres”
Quelques milliers d’enseignants formés au sein du “programme national des 10.000 cadres“, parfois accompagnés de leurs familles, ont défilé dimanche en fin de journée à Casablanca, pour exiger l’intégration à la fonction publique et refuser publiquement la proposition de CDD qui a été faite par le gouvernement pour sauver la rentrée scolaire.
Ces lauréats d’université titulaires d’une licence, avaient reçu une formation complémentaire d’une année, en plusieurs promotions, depuis fin 2013. L’objectif était d’améliorer leur employabilité. Le débouché devait être l’embauche au sein de l’enseignement privé. Ou bien, mais en seconde intention, dans l’enseignement public, à condition de passer par le concours.
La rentrée scolaire 2016-2017 a été fortement perturbée par l’insuffisance du nombre d’enseignants. La surpopulation des classes avait conduit le Roi Mohammed VI à ordonner le recrutement d’urgence d’enseignants pour sauver la situation. 19.000 enseignants au moins manquent à l’appel, dont 12.000 partis à la retraite.
En plus des enseignants stagiaires dont la situation a fini par être réglée (9.000 à 10.000 sont recrutés), il faut plusieurs autres milliers d’enseignants, au moins 7.000, voire davantage.
Le gouvernement a la solution de piocher dans ce réservoir d’enseignants formés par le programme national “10.000 cadres“. Mais il leur a proposé un CDD de 2 ans suivi d’un CDI à condition de réussir le CAPES.
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Les cadres en question, regroupés au sein d’une coordination nationale, ont organisé dimanche à Casa un défilé réussi pour manifester leur refus de la proposition du gouvernement et pour exiger une intégration à la fonction publique.
Selon eux, le secteur privé “a refusé de jouer le jeu et leur propose une embauche inférieure à leurs prétentions, à leur formation et aux conditions qu’offre la fonction publique“.
Après Casablanca, la protestation se déplace à Marrakech, avec une manifestation nationale dans cette ville samedi 29 octobre puis un sit-in, le lendemain, place Jamaâ el fna.
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