img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
BUSINESS

Pour financer sa trésorerie, le CAM lève 600 MDH sur le marché obligataire

Le Crédit agricole du Maroc va émettre un emprunt obligataire subordonné de 600 MDH. L’Autorité marocaine du marché des capitaux a visé une note d’information relative à l’opération, qui se fera par l’émission de 6.000 obligations subordonnées d’une valeur nominale de 100.000 DH.  

m24-En-continu
S.E.H.
Le 19 septembre 2016 à 15h41 | Modifié 11 avril 2021 à 2h38

Cette opération vient clôturer le programme obligataire subordonné du CAM, qui prévoit un montant global de 1,5 MMDH et dont la première tranche (900 MDH) a été lancée en novembre dernier. Celle-ci a été souscrite 2,7 fois.

A travers ce programme, le CAM vise la couverture de ses besoins de trésorerie, en prévision des remboursements des dettes subordonnées arrivant à échéance. La banque vise également le renforcement de ses fonds propres réglementaires et donc l’amélioration de ses ratios prudentiels (solvabilité et liquidité).

Ci-après les principales caractéristiques de cet emprunt:

Pour financer sa trésorerie, le CAM lève 600 MDH sur le marché obligataire

La période de souscription s’étale du 28 au 30 septembre 2016 inclus. Celle-ci est réservée aux investisseurs qualifiés de droit marocain, une limitation qui a pour objectif de faciliter la gestion des souscriptions sur le marché primaire. "Il reste entendu que tout investisseur désirant acquérir les obligations pourra s’en procurer sur le marché secondaire" lit-on sur la note d’information.

L'exercice 2015, plombé par le risque SAMIR

En dépit de ses bonnes réalisations commerciales, marquées par un PNB de 3,1 MMDH (+3,58% par rapport à 2014), les résultats 2015 du Crédit agricole du Maroc ont été plombés par le risque Samir.

En effet, le résultat net de la banque ressort à 336 MDH, enregistrant ainsi une régression de 21,88% par rapport à l’exercice précédent: "Il est à noter que ce recul est principalement dû au reclassement des créances de la Samir pour un montant global de 967 MDH, ce qui a eu pour effet d’augmenter le coût du risque", souligne la banque.

Le taux de contentieux de la banque est passé de 7,6% à 8,6% de 2013 à 2015.

Le RoA (retour sur actifs) du CAM ressort à 0,39%, en deçà de la moyenne des principales banques du secteur, qui est de 0,72%. Le RoE (retour sur capitaux propres), quant à lui, ressort à 6%, avec des capitaux propres totalisant 6,1MMDH en 2015.

Par ailleurs, le CAM répond aux exigences réglementaires en termes de solvabilité avec un ratio atteignant 12,26% et un ratio de liquidité (LCR), qui ressort à 103% en 2015 et à 125,4% au 30 avril 2016.

D’une autre part, la banque souligne que ses réalisations 2015 sont inférieures aux estimations annoncées lors de la dernière émission obligataire.

Ainsi, le PNB effectivement réalisé en 2015 est inférieur de 1% aux estimations annoncées préablement. Le résultat net réel est, pour sa part, inférieur de 37% aux estimations, "principalement sous l’effet du provisionnement des créances de la Samir", souligne le CAM.  

A fin 2016, le CAM prévoit de porter son PNB à 3,3 MMDH et son résultat net à 371MDH:

Pour financer sa trésorerie, le CAM lève 600 MDH sur le marché obligataire

Par ailleurs, la banque prévoit, pour fin 2016, un budget d’investissement de 176 MDH, dédié principalement à l’ouverture de nouveaux points de vente et au programme de modernisation de son système d’information.

À découvrir

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
S.E.H.
Le 19 septembre 2016 à 15h41

à lire aussi

Le Ministère public et l’INPPLC resserrent leur coordination anticorruption
Quoi de neuf

Article : Le Ministère public et l’INPPLC resserrent leur coordination anticorruption

Signée lundi 11 mai 2026 à Rabat, la convention prévoit un cadre durable d’échange d’expertises, de renforcement des compétences des magistrats et de protection des deniers publics, avec l’objectif d’améliorer l’efficacité de l’action institutionnelle face aux pratiques de prévarication.

À Marchica, Nador mise sur l’E-Foil pour entrer dans le grand jeu du tourisme sportif
SPORT

Article : À Marchica, Nador mise sur l’E-Foil pour entrer dans le grand jeu du tourisme sportif

Du 8 au 10 mai 2026, la lagune a accueilli une étape de la Coupe du monde, une première sur le continent africain. Au-delà de la compétition, les organisateurs veulent installer le Maroc sur un circuit international de riders itinérants, avec déjà une possible escale à Rabat en 2027.

À Nairobi, Emmanuel Macron qualifie l’éducation au Maroc de “modèle extraordinaire”
EDUCATION

Article : À Nairobi, Emmanuel Macron qualifie l’éducation au Maroc de “modèle extraordinaire”

Lors du forum Africa Forward “Inspire & Connect”, le président français a salué les avancées du Royaume dans la formation primaire, secondaire et universitaire.

Mardi 12 mai 2026 : le dirham se déprécie face au dollar
Marché de change

Article : Mardi 12 mai 2026 : le dirham se déprécie face au dollar

Ce mardi 12 mai 2026, vers 8 h 30, la première cotation centrale USD/MAD de la journée, telle que publiée par Bank Al-Maghrib (BAM), fait […]

Tunnel de l’Ourika. Pourquoi ce projet à 10 milliards de DH peut changer le destin de tout le Sud-Est du Royaume
SOCIETE

Article : Tunnel de l’Ourika. Pourquoi ce projet à 10 milliards de DH peut changer le destin de tout le Sud-Est du Royaume

Reliant Marrakech à Ouarzazate, le tunnel de l’Ourika figure parmi les projets d’infrastructure les plus stratégiques du Maroc contemporain. Mais malgré les nombreuses relances, aucun calendrier de réalisation clair n’a encore vu le jour, alors que les études de faisabilité restent suspendues au creusement d’une galerie de reconnaissance. Le point sur un chantier à 10 milliards de DH, au croisement d’enjeux techniques, économiques et territoriaux.

Le Maroc en retard sur le Nouveau Modèle de développement, la trajectoire actuelle est insuffisante (BM)
ECONOMIE

Article : Le Maroc en retard sur le Nouveau Modèle de développement, la trajectoire actuelle est insuffisante (BM)

Cinq ans après le lancement du Nouveau Modèle de développement (NMD), le Maroc avance, mais pas encore au rythme requis. Les réformes engagées améliorent la trajectoire, sans suffire à atteindre les objectifs fixés pour 2035. Pour rattraper cette échéance, le pays doit combiner des marchés plus efficaces, des entreprises plus dynamiques et un investissement public mieux ciblé. Il doit aussi mieux intégrer les femmes et les jeunes au marché du travail.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité