Le Ministère public et l’INPPLC resserrent leur coordination anticorruption
Signée lundi 11 mai 2026 à Rabat, la convention prévoit un cadre durable d’échange d’expertises, de renforcement des compétences des magistrats et de protection des deniers publics, avec l’objectif d’améliorer l’efficacité de l’action institutionnelle face aux pratiques de prévarication.
La présidence du Ministère public et l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC) ont signé, lundi 11 mai 2026 à Rabat, une convention de coopération destinée à renforcer la coordination entre les deux institutions dans la lutte contre la corruption.
L’accord a été paraphé par le procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du Ministère public, Hicham Balaoui, et le président de l’INPPLC, Mohamed Benalilou.
Cette convention vise à établir un cadre durable de coopération et de complémentarité, notamment à travers l’échange d’expertises, le renforcement des compétences professionnelles des magistrats du Ministère public et l’alignement sur les standards internationaux en matière de prévention et de lutte contre la corruption.
S’exprimant à cette occasion, M. Balaoui a affirmé que la moralisation de la vie publique et la lutte contre la corruption figurent parmi les priorités de la politique pénale mise en œuvre par la présidence du Ministère public.
Il a estimé que cette convention contribuera à consolider le front national face aux différentes formes de prévarication et de corruption, tout en donnant une traduction concrète au principe constitutionnel de coopération et de complémentarité entre les institutions.
Pour sa part, M. Benalilou a souligné que cet accord traduit une volonté institutionnelle de renforcer la lutte contre la corruption sur la base de la complémentarité, de l’efficacité et de l’harmonisation de l’action publique.
Selon lui, la convention établit un cadre institutionnel destiné à consolider la protection de l’intégrité, la préservation des deniers publics et le renforcement de la confiance dans les institutions.
Les deux responsables ont inscrit cette démarche dans le cadre des orientations appelant à renforcer l’interaction entre les institutions nationales et à faire de la lutte contre la corruption un choix stratégique constant.
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