Enseignement. La plate-forme Massar propose de nouvelles fonctionnalités pour la rentée 2016
La plateforme Massar fait peau-neuve. De nouvelles fonctionnalités font leur apparition à partir de cette rentrée. Un grand pas vers la dématérialisation des processus.
La nouvelle version de la plateforme Massar est entrée en vigueur le 1er septembre. Elle offrira plusieurs fonctionnalités et intégrera dans le système des élèves qui en sont exclus. Pour réussir sa dématérialisation, Massar devient compatible avec les différents appareils (ordinateurs, tablettes ou smartphones).
L’une des principales nouveautés du système est qu’il intègre des catégories qui ne sont pas inscrites dans le cycle normal. “La base a été élargie pour recenser également les élèves déscolarisés inscrits dans les différentes écoles informelles, dites école de la deuxième chance. Idem pour les élèves qui auront choisi de bifurquer vers la formation professionnelle. La base comprendra également les enfants en bas âge inscrits dans le programme préscolaire“, souligne Hind Belahbib, directrice du système d’information au ministère de l’Education nationale.
Massar devient ainsi, de facto, obligatoire pour intégrer le système éducatif marocain. Et pour cause, “les enfants qui ne sont pas inscrits ne peuvent pas avoir accès à leurs notes, et ne peuvent donc pas passer les épreuves“, ajoute notre source, qui précise que “tous les étudiants sont désormais inscrits dans la base de données Massar, soit 6,7 millions. Chaque élève ou parent d’élève peut à tout moment consulter les notes obtenues à l’examen ou lors des contrôles continus. La base de données livre également des informations sur les prestations sociales dont bénéficie l’élève, les activités sportives qu’il exerce, l’assurance… etc.“
Pour les élèves étrangers inscrits à l’école marocaine, le système livre les détails nécessaires. «Dans le cas des élèves étrangers, syriens, africains ou européens, Massar indique si ces derniers sont dispensés d’une matière ou s’ils suivent un programme de renforcement des capacités».
Cependant, quelques jours après la mise en marche de la nouvelle plateforme, les utilisateurs ont identifié certains dysfonctionnements; des difficultés d’accès et des bugs ont été signalés. A ce propos, la directrice du système d’information tient à rassurer: «Il est tout à fait normal de rencontrer quelques difficultés lors de la phase de lancement, mais rien d’alarmant. L’équipe support au ministère de l’Education nationale est actuellement en train de travailler pour les éliminer. En tout cas, en ce qui concerne la fiabilité et l’authenticité des informations disponibles sur la nouvelle plateforme, pas d’inquiétude: la migration s’est faite de manière sereine. D’ailleurs, des responsables du système Massar sont implantés au niveau de chaque académie et délégation et un numéro vert est ouvert pour recevoir les réclamations des utilisateurs de la plateforme“.
A en croire notre source, niveau sécurité, rien n’est laissé au hasard. «La polémique lors des premiers jours du lancement de la plateforme concernant la sécurité des données n’a pas lieu d’être. Le ministère de l’Education nationale utilise un protocole efficace. Nous bénéficions également du soutien de l’administration de la défense nationale pour la sécurité et la surveillance de la plateforme», conclut Hind Belahbib.
Le système Massar qui en est actuellement à sa phase finale, permet d’assurer le suivi individuel du parcours de chaque élève, à travers un numéro unique attribué ad vitam.
Le système centralisé vise aussi à simplifier les démarches liées à l’inscription ou à la réinscription des élèves dans les différentes écoles publiques ou privées du Royaume. Il permet par ailleurs d’obtenir des données statistiques globales sur la situation de l’éducation au Maroc.
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