Lancement du projet “Musharaka” pour promouvoir la participation politique des personnes handicapées
Le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap a lancé, lundi 15 août à Rabat, le "Projet Musharaka" en vue de promouvoir la participation politique des personnes en situation de handicap.
Le projet porte sur la promotion de la participation politique des personnes en situation de handicap conformément aux conventions internationales en la matière, a souligné dans une conférence de presse le directeur du projet, Ismail Khejjou.
Ce projet vise également à garantir la parité des chances, mettre fin à la discrimination envers cette catégorie sociale, faciliter son accès aux bureaux de vote et lui permettre d'acquérir les compétences nécessaires à la participation à la vie politique, a-t-il ajouté.
Lancé par le Collectif avec l'appui financier et technique du National democratic institute (NDI) avec en ligne de mire les élections du 7 octobre prochain, ce projet comporte deux phases, selon son directeur.
La première phase du projet prévoit le suivi du processus électoral pré-législatif, tandis que la seconde porte sur la mise en œuvre des politiques et de l'engagement des partis politiques pour une inclusion effective des personnes en situation de handicap, a précisé M. Khejjou.
La participation des personnes en situation de handicap ne se limite pas au vote mais couvre également la candidature et l'accès au postes de décision, a indiqué Soumia El Amrani, vice-présidente du Collectif, ajoutant que ce dernier surveillera le respect des partis de leur engagement envers cette catégorie de la société.
Environ 6,8% des Marocains souffrent d'un handicap quelconque, a-t-elle dit, mettant l'accent sur l'importance de les inclure dans la prise de décision, de l'élaboration à l'évaluation en passant par la mise en œuvre.
Moins de 25% des bureaux de vote lors des élections de 2015 étaient accessibles pour les personnes en situation de handicap, a regretté Karim Cherkaoui, trésorier du Collectif, précisant que moins de 50% des bureaux de votes étaient équipés de façon adéquate pour permettre l'accès de personnes utilisant des chaises roulante sans aide externe.
(Avec MAP)
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