Maroc. La hausse des températures tue 10% de la volaille
Selon le président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), Youssef Alaoui, le taux de mortalité de la volaille se situe entre 5 et 10% dans l’ensemble des fermes du Royaume. Les pertes sont importantes pour les professionnels, mais le marché est stable.
Récemment au Maroc, les températures ont atteint des sommets sur l’ensemble du pays avec des pointes pouvant atteindre 47°C.
Dans le secteur avicole, la forte chaleur est souvent fatale. Alors que le taux de mortalité de la volaille au Maroc en période normale est de 2%, il a atteint jusqu’à 10% ces dernières semaines: "Lorsque la température grimpe au-delà de 30°C, cela entraîne une déshydratation rapide et du stress. Quand elle monte jusqu’à 40°C, c’est la mort. Environ 10% des volailles n’ont pas pu supporter cette vague de chaleur", explique Youssef Alaoui à notre confrère d’Al Majalla 24.
Un taux de mortalité en hausse qui, malgré les pertes importantes qu’il a causé aux professionnels du secteur, n’impacte pas le marché. "Le marché reste stable, car l’offre en volaille dépasse la demande. Le prix se situe entre 16 et 20 DH."
Dans le même contexte, selon le président de l’Association des producteurs de poulet de chair, Mohamed Abboud, cette chaleur a eu raison de la production du poulet de chair. Le marché de gros de Casablanca a enregistré durant la même période de l’année dernière 50 camions de poulet de chair quotidiennement et la production arrivait à atteindre 11 millions d'unités par semaine. Aujourd’hui, il ne dépasse pas 20 camions par jour.
Les éleveurs se dirigent alors vers l’importation des poussins d’Espagne et du Portugal, avec un prix entre 8 et 11 DH. Le coût de production d’un kilo de poulet, selon M. Abboud, atteint 16 DH et se vend à moins que cela ou au même prix, à l’exception du mois de ramadan.
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