Importation de déchets. Le gouvernement s'explique
Dans un communiqué diffusé, le jeudi 30 juin, le ministère délégué chargé de l'Environnement est revenu sur l'affaire d'importation de déchets, en provenance d'Italie.
"Suite à la publication par des journaux nationaux d’articles relatifs à l’importation de 2500 t de déchets de pneumatiques et de matières plastiques, il convient de préciser que le ministère délégué chargé de l’Environnement n’a autorisé l’importation que des déchets type "RDF" (NDLR: refuse derived fuel en anglais, combustible dérivé des déchets en français) qui sont des déchets non dangereux utilisés en tant que combustible de substitution à l’énergie fossile classique dans les fours de cimenteries à l’échelle internationale," lit-on dans le communiqué.
D'après le ministère, cette opération d’importation des déchets "non dangereux" est réalisée en conformité avec les dispositions de la loi 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination et ses textes d’application et de celles de la convention de Bâle, relative aux mouvements trans-frontières des déchets que la Maroc a adoptée en 1995.
"L’opération d’importation et la valorisation de ce type de déchets non dangereux est réalisée dans le cadre de la convention de partenariat établie entre ce ministère et l’association professionnelle des cimentiers. Cette convention fixe les mesures et les conditions d’importation de ce type de déchets et leur utilisation comme combustibles dérivés au niveau des fours des cimenteries équipées de filtres et d’appareils de mesures des émissions atmosphériques.
"Cette opération de valorisation énergétique est réalisée en tant que test industriel préliminaire de co-incinération en vue de développer une filière de production des RDF locaux à partir des déchets non dangereux et de limiter leur enfouissement.
"Il est à souligner que cette opération d’importation est réalisée sous le contrôle et le suivi des autorités compétentes du pays d’origine et du pays destinataire, pour vérifier le respect de la conformité de la nature et des caractéristiques physico-chimiques, à travers les analyses effectuées avant et après l’entrée de ces déchets sur le territoire national, en vue de s’assurer de leur non dangerosité et de leur non contamination.
"Par ailleurs, la co-incinération de ces déchets est opérée en présence de la police de l’environnement et du laboratoire national de l’environnement, pour veiller à la conformité des émissions atmosphériques aux normes et standards prévus par la loi 13-03 relative à la lutte contre la pollution de l’air et de ses textes d’application et d’éviter tout impact éventuel sur la santé des populations et sur l’environnement en général.
"Enfin, il y a lieu de préciser que le ministère chargé de l’Environnement veille rigoureusement à la préservation de l’environnement et à la protection de la santé des populations, par la prise de mesures préventives contre toutes les formes de pollutions, dans l’objectif d’assurer un développement durable du pays."
[Fin du communiqué]
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