John Kerry estime que le Brexit pourrait ne jamais se réaliser
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a estimé mardi 28 juin que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, en faveur de laquelle les Britanniques ont voté la semaine dernière, pourrait ne jamais avoir lieu, relevant que Londres n'était pas pressé de partir.
S'exprimant au lendemain d'un entretien avec le Premier ministre britannique David Cameron, M. Kerry a indiqué que le chef du gouvernement se sentait "incapable" de négocier un départ qu'il ne souhaite pas.
"C'est un divorce très compliqué", a relevé le chef de la diplomatie américaine, s'exprimant à la réunion annuelle sur le renseignement et la sécurité Aspen ideas Festival, dans le Colorado (ouest).
M. Kerry, qui s'est rendu lundi dans la résidence officielle de M. Cameron à Downing street à Londres, a précisé que le Premier ministre ne souhaitait pas activer l'article 50 du traité de Lisbonne, qui déclencherait un compte à rebours de deux ans pour entériner le Brexit.
Londres, a relevé John Kerry, ne veut pas risquer de se retrouver sans accord de coopération avec l'Union européenne à l'expiration de ce délai.
David Cameron "se sent incapable (...) de commencer à négocier une chose en laquelle il ne croit pas et dont il n'a aucune idée de comment s'y prendre", a poursuivi le diplomate américain.
Interrogé sur l'éventualité que la décision de sortir de l'UE soit in fine renversée, M. Kerry a déclaré: "je pense qu'il y a un certain nombre de moyens".
"Je ne veux pas, en tant que secrétaire d'Etat, les exposer aujourd'hui. Je pense que ce serait une erreur. Mais il y a des moyens" de le faire, a-t-il dit.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dit mardi comprendre que le Premier ministre britannique ait besoin de temps pour enclencher le divorce avec l'UE, mais, a-t-il prévenu, "nous n'avons pas des mois pour méditer".
(Avec AFP)
à lire aussi
Article : CIRDI : Face à Emmerson, Rabat demande une bifurcation de la procédure
Face à une réclamation de 1,215 milliard de dollars portée par les investisseurs liés au projet de potasse de Khémisset, le Maroc demande au CIRDI d’examiner en priorité ses objections de compétence.
Article : Les nappes phréatiques ont moins bénéficié des pluies que les barrages
Alors que les barrages marocains affichent un taux de remplissage de 76,2 %, le niveau des eaux souterraines raconte une autre histoire. L'analyse des données satellitaires sur dix ans révèle un rebond disparate et timide.
Article : Transport militaire : le Maroc renforce sa flotte de transport aérien avec l’Airbus C295
L’Airbus C295 acquis par les Forces armées royales dans le cadre de la modernisation des Forces royales air a été dévoilé par Forum Far-Maroc. Selon l’expert militaire Abdelhamid Harifi, cette acquisition vise à renforcer les capacités de transport aérien militaire du Maroc, tout en s’inscrivant dans le contexte du rapprochement maroco-espagnol.
Article : EXCLUSIF. Cartes à l’appui, les grands changements urbanistiques envisagés à Hay Mohammadi
CASABLANCA. Le projet de nouveau plan d’aménagement de Hay Mohammadi arrive à une étape décisive. Prévu pour examen le 14 mai par le conseil de la ville de Casablanca, ce document suscite une vive contestation locale, notamment autour du devenir de quartiers historiques comme Derb Moulay Cherif. Voici, en détail, ce que prévoit ce plan.
Article : African Lion 2026 : comment le Maroc a testé l’armée du futur dans le Sud
Clôturé le 8 mai 2026, l’exercice coorganisé par les FAR et la SETAF-AF a réuni plus de 40 nations, dont 28 africaines. IA de commandement, drones FPV, munitions rôdeuses, Apache, WanderB et blindés modernisés... Cette édition a marqué un saut tactique et technologique majeur. Décryptage.
Article : Hôtels. Les visites mystère vont-elles vraiment améliorer le service ?
Lancée par la SMIT, l’opération suscite déjà des réserves chez certains professionnels, qui plaident pour des audits suivis de plans d’action, de contre-visites et d’investissements dans la formation, plutôt que pour une logique strictement punitive.