Une imprimerie à Casablanca à l'origine de la fuite du bac 2015
La fuite des épreuves de mathématiques du baccalauréat de l’année dernière provenait d’un centre d’impression à Casablanca.
Les investigations menées par l’inspection générale du ministère de l'Education nationale et de la formation professionnelle sur cette affaire ont permis de connaître l’heure et la façon dont la fuite a été opérée, a souligné, jeudi 26 mai à Rabat, le ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle, Rachid Belmokhtar, lors d'une conférence de presse.
M. Belmokhtar a ajouté que les services de son département ont saisi les responsables de la région et transmis cette affaire à la police judiciaire, car ils n’ont ni la qualité ni les moyens pour engager les procédures visant à identifier le responsable.
Certaines personnes ou réseaux s’adonnent à quelques pratiques frauduleuses lors des épreuves du baccalauréat et font fuiter les réponses via les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, etc) pour gagner de l'argent, notant que les services du ministère suivent tous les cas de fuite et saisissent le ministère de la Justice pour que des investigations soient menées.
Dans certains cas, les personnes impliquées parviennent à être identifiées, alors que dans d'autres, elles restent hors de portée, en raison de difficultés techniques, a-t-il fait savoir. Il a expliqué que parfois les sites Internet utilisés dans les fuites pourraient être hébergés à l’étranger.
M. Belmokhtar a en outre indiqué avoir sollicité l’année dernière l’aide de Facebook pour pouvoir mettre un terme aux fuites effectuées via ce réseau social, notant que les responsables du site ont répondu qu’ils sont contre ces pratiques, mais qu’ils ne sont pas en mesure d’identifier tous les fraudeurs.
Le ministre a en outre affirmé que chaque candidat au baccalauréat coûte aux finances de l’Etat 200 DH, faisant observer que le nombre de candidats à ces épreuves s’élève cette année à 431.934. Le coût global sera donc supérieur à 86 MDH.
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