Voici pourquoi le syndic de la Samir veut faire redémarrer le raffinage
Le Maroc peut éventuellement rester sans raffinerie, mais la Samir a intérêt à faire redémarrer son outil de production.
Le syndic de la Samir, fraîchement nommé et qui a pris ses fonctions lundi 21 mars, a expliqué ce mardi matin qu’il est préférable de liquider une raffinerie en activité plutôt qu’une raffinerie à l’arrêt. M. El Krimi s’exprimait devant des cadres de la Samir.
Le syndic veut en effet valoriser au mieux l’entreprise en liquidation et essayer d’obtenir le meilleur prix et si possible, trouver un repreneur de l’entreprise et de l’outil de production, pour préserver celui-ci et assurer une continuité du fonctionnement.
Les salariés, on s’en doute, sont très réceptifs à ce discours, car si cette idée fonctionne, les emplois ont des chances sérieuses d’être préservés.
M. El Krimi est intarissable sur l’intérêt général et sur le fait que malgré la liquidation, il faut essayer de sauver la Samir, car c’est une affaire nationale.
Cette volonté de faire redémarrer l’outil mobilise en interne, mais à l’extérieur suscite un grand scepticisme. Elle se heurte en effet à deux gros obstacles:
-l’état de l’outil de production. Un diagnostic est attendu. On ne fait pas redémarrer un complexe de raffinage comme on le ferait d’une voiture à l’arrêt.
-la situation financière de la Samir: comment fonctionner sans pétrole brut et sans gaz? Qui accepterait de fournir de la matière première à une société en liquidation judiciaire, sans exiger d’être payé cash? Quelle banque accepterait d’ouvrir un crédit documentaire?
On y verra plus clair dans quelques jours. En interne, de gros efforts sont consentis par les cadres et les techniciens, pour trouver des solutions à ces différents problèmes.
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