Première campagne transmaghrébine contre les discriminations raciales
Une série de de rencontres, de conférences, d'ateliers et d'événements artistiques auront lieu, simultanément dans quatre pays du Maghreb, du 21 mars au 20 juin.
Un groupe d'associations et d'activistes issus du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie et de la Mauritanie organisent la première campagne transmaghrébine contre les discriminations raciales.
Tenue sous le slogan "Ni oussif ni azzi, baraka et yezzi" (Ni esclave, ni azzi, stop, ça suffit) cette campagne contre le racisme ambitionne de fédérer les dynamiques qui militent pour l'élimination de toutes les formes de discriminations raciales dans l'espace maghrébin entre nationaux, mais également vis-à-vis des migrants et réfugiés d'Afrique subsaharienne.
Au Maroc, plusieurs associations et collectifs participent à l'opération. On en cite: le Gadem, l'Alecma, le réseau Immigration développement démocratie, l'Association mains solidaires, le Conseil des migrants subsahariens au Maroc et plusieurs organisations régionales, basées au nord du royaume, dont notamment le TAM (Tanger Accueil Migrants).
Les organisateurs de cet événement entendent capitaliser sur leurs expériences. "Ce projet s'inscrit dans la continuité de l'action menée par le Gadem le 21 mars 2014, ayant pour slogan "Masmitich azzi" (NDLR: Je ne m'appelle pas azzi". Cette année, nous avons souhaité étendre l'expérience aux pays voisins qui, à l'instar du Maroc, sont touchés par le racisme", nous déclare Khadija Souary, chargée du programme interculturalité au Gadem.
Selon la même source, "l'action s'articule autour de deux axes: la mise à niveau de la loi contre les discriminations raciales, afin de la rendre effective et de créer une dynamique régionale de lutte contre le racisme."
Au Maroc, l'article 431 du Code pénal condamne, dans son premier et deuxième alinéa, toute personne auteur d'une discrimination fondée sur "l'origine nationale ou sociale, la couleur, le sexe, la situation de famille, l'état de santé, le handicap, l'opinion politique,l'appartenance syndicale, l'appartenance ou de la non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée" à une peine d'emprisonnement d'un mois à deux ans et d'une amende de mille deux cent à cinquante mille dirhams.
Deux propositions de loi déposées par le PAM et l'Istiqlal, visant à renforcer les sanctions contre les auteurs d'actes xénophobes, restent pour l'heure bloquées dans le circuit législatif.
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