Sahara: le tour de la question en 11 articles de Médias 24
COMPIL. Les déclarations pro-polisario du secrétaire général de l’ONU alimentent les discussions de tous les Marocains. Médias 24 vous propose une compilation de témoignages historiques, des résolutions et des prises de positions internationales, qui abondent dans le sens du Maroc.
Pour argumenter sur le conflit du Sahara, il faut s’appuyer sur des faits objectifs, qui expliquent le cheminement du conflit et la situation de blocage actuelle. Retour sur 11 points factuels. Pour lire nos articles, cliquer sur les inter-titres.
1. Quand Ban Ki-Moon se disait neutre
Malgré une volonté affichée de neutralité, l’actuel secrétaire général de l’ONU a renié la parole qu’il avait donnée au Roi Mohammed VI lors d’une conversation téléphonique.
En janvier 2015, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon s’était engagé fermement par téléphone auprès du Roi sur la neutralité, l'objectivité et l'impartialité des responsables de l'ONU en charge de la conduite de la facilitation onusienne.
2. Blocage du processus onusien: une histoire qui dure
Depuis le cessez le feu en 1991, les trois démarches de résolution du conflit par l’ONU ont échoué.
En 1991, le processus censé aboutir à un référendum est bloqué, à cause du refus du polisario de procéder à l’identification des votants
En 2007, l’ONU propose en vain une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable, qui permette l’autodétermination“.
En 2013, les réunions bilatérales entre l’envoyé personnel Christopher Ross et chacune des parties ne donnent aucun résultat probant.
Les récentes déclarations du secrétaire général de l’ONU ont définitivement enterré tout espoir de relancer des négociations équilibrées pendant son mandat, mais le Maroc a toujours le soutien des grandes puissances mondiales pour sa proposition d’autonomie.
3. USA: Le plan marocain d'autonomie au Sahara est "sérieux, crédible et réaliste"
Le Chef de la diplomatie US a réitéré lors de la 3e session du Dialogue stratégique Maroc-Etats Unis à Washington que le plan d'autonomie au Sahara, sous souveraineté marocaine, était "sérieux, crédible et réaliste", exprimant ainsi une position américaine demeurée constante depuis plusieurs années.
La France s’est aussi engagée à soutenir le plan d’autonomie proposé par le Maroc. Au lendemain des déclarations de Ban Ki-moon, le gouvernement français l’a encore assuré de son soutien
4. Sarkozy: “La France a toujours soutenu la marocanité du Sahara“
En janvier 2015, l’ancien président Nicolas Sarkozy a rappelé lors d’une conférence à Abou Dhabi que la France a toujours soutenu la marocanité du Sahara.
“On aura du mal à me convaincre de la nécessité d’une république saharaouie dans une région du monde minée par le terrorisme au Sahel, au Niger et au Mali (…) Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un souverain comme le Roi du Maroc».
Le dossier du Sahara a failli provoquer une grave crise diplomatique entre Rabat et Stockholm à l’automne 2015, lorsque le Maroc a appris que la Suède s’apprêtait à modifier sa position.
5. Comment la Suède s’est ravisée sur le dossier du Sahara
Après plusieurs mois de suspense, le ministère suédois des Affaires étrangères a déclaré le 15 janvier dernier que le gouvernement suédois n’envisageait pas de reconnaitre le polisario, car «le processus de paix ne tirerait aucun bénéfice d’une reconnaissance».
Hormis les pays qui soutiennent la position marocaine, l’ancien chef de la Minurso entre 1993 et 1998 s’est également prononcé en faveur du plan d’autonomie proposé par le royaume.
6. Un ancien patron de la MINURSO témoigne en faveur du Maroc
L'ancien représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu, Erik Jensen, a réaffirmé au siège des Nations-Unies à New York, "l'inapplicabilité et la non viabilité" du plan de règlement onusien sur le différend autour du Sahara marocain.
Jensen a souligné que l’avènement de la nouvelle Constitution marocaine, du Conseil économique et social, des mesures prises contre la corruption et du projet de régionalisation, sont des éléments qui militent en faveur du plan d'autonomie présenté en 2007 par le Maroc.
La situation de blocage actuelle découle de l’opposition constante du voisin de l’Est, même si la signature du cessez le feu en 1991 avait laissé croire que le conflit finirait par trouver une issue.
7. Le tournant militaire: Comment le mur de sécurité a contribué au cessez le feu de 1991
Ce sont les ingénieurs d’OCP et les officiers du 4e RIM (régiment d’infanterie motorisée) qui ont conçu cette ceinture militaire de sécurité surmontée de caméras, sensors, et autres matériels de détection. La construction de ce mur, qui s'est prolongée de 1979 à 1989 a mis 80% du territoire du Sahara sous contrôle national, ce qui a permis de changer la face de la guerre.
Il abrite 100.000 soldats marocains, les principales colonnes blindées et les groupements d'artillerie des FAR qui protègent contre les infiltrations du polisario ou des groupes jihadistes de Sahel.
Dès le début du conflit qui a démarré en 1975, l’Algérie avait déjà clairement choisi son camp.
8. Boumediene s’engage contre le Maroc à la veille de la Marche Verte
De retour de Rabat, Nouakchott, Madrid et Alger, l’ancien secrétaire général de l’ONU Kurt Waldheim s’entretient le 29 octobre 1975 avec le chef de la diplomatie américaine, Henry Kissinger.
«Henry, "l’émotion est vive, y compris chez le Roi, qui veut organiser une Marche pour récupérer le Sahara (…) Je n’ai jamais vu Boumedienne aussi furieux et hors de contrôle» (…) Il est déterminé à faire tout ce qu’il peut pour bloquer toute solution décidée entre le Maroc et l’Espagne (…). Il a dit que si cette solution venait à être appliquée, la région prendrait feu".
Trois mois avant, le ministre algérien des Affaires étrangères disait tout le contraire de son président.
9. Quand Abdelaziz Bouteflika reconnaissait la marocanité du Sahara
Un document des archives de la République française datant du 5 juillet 1975 publié par la chaîne El Jazeera montre que l’ancien ministre des Affaires étrangères reconnaît la marocanité du Sahara.
L'actuel Président algérien y affirmait que «l’Algérie n’avait aucune vue sur le Sahara et qu’elle voulait au contraire aider le Maroc à récupérer le Sahara des mains de l’occupant espagnol».
L’Algérie, qui sollicite constamment les organisations internationales pour dénoncer le Maroc, leur interdit de venir constater de visu la situation des populations de réfugiés dans les camps de Tindouf.
10. Omar Hilale: voilà la différence entre le Maroc et l’Algérie
Invité du forum de la MAP en avril 2015, l'ambassadeur du Maroc auprès de l'Office des Nations-Unies à New York a cité une lettre adressée en février 2014 par 5 ONG internationales (dont Human Rights Watch et Amnesty International) au gouvernement algérien.
«L’Algérie persiste depuis toujours à refuser tout accès à son sol aux experts internationaux des droits humains, alors que le Maroc a invité quatre rapporteurs spéciaux des droits de l'homme à visiter le royaume en 2014 et 2015».
11. Un témoignage exclusif: comment Boumediene a réagi à l'annonce de la Marche Verte.
Un document exclusif publié par Médias 24: Jean Daniel, qui était présent, rapporte comment Boumediene avait réagi en apprenant l'organisation de la Marche Verte et comment il avait juré de le faire payer au Maroc.
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