La Coupe du monde 2010 a été achetée, la Fifa accuse l’Afrique du Sud de corruption
Selon un acte d’accusation de la justice américaine sur le dossier de corruption de la Fifa rendu public ce 15 mars, Prétoria a bien acheté les votes pour remporter l’organisation de la Coupe du monde 2010.
Dans le cadre d’une "demande de restitution" présentée par la Fifa devant la justice américaine, celle-ci a publié un acte d’accusation, long de 22 pages, ce 15 mars, dans lequel elle pointe du doigt les rôles de Jack Warner, de ses fils Daryan et Daryll et de Charles Blazer dans l’affaire du mondial sud-africain. Dans cette affaire, il est à noter que Charles Blazer collabore avec la justice américaine depuis au moins 2011, l’année précédant la tenue des Jeux olympiques de Londres. Au cours de JO de Londres, Blazer avait réalisé de nombreux enregistrements compromettants pour le compte de la justice américaine.
L’argent, largement avant le football
Le document de la justice américaine confirme que Jack Warner a reçu 10.000 dollars en espèces de la part d’un émissaire sud-africain dans un hôtel parisien, puis une somme de 10 millions pour "la promotion du football" en Amérique centrale et les Caraïbes, une somme versée par l’Afrique du Sud avec l’approbation de la FIFA.
Le document de la justice américaine évoque également une situation dans laquelle Jack Warner a reçu en 1992 cette fois-ci de l’argent d’une partie marocaine, afin d’obtenir son vote et celui de ses amis pour l’organisation de la Coupe du monde 1998, qu’obtiendra finalement la France.
La Fifa accuse l’Afrique du Sud de corruption
L’acte d’accusation, qui porte sur la "demande de restitution" présentée par la Fifa, évoque des dommages portés à la réputation de la Fifa: 28 millions de dollars versés en salaires, primes et bonus aux cadres de la Fifa, qui se sont révélés corrompus, en plus des 10 millions de dollars qui sont dans les poches de Jack Warner, via la fédération sud-africaine et la Fifa. De fait, la Fifa accuse la fédération sud-africaine de corruption.
Si la justice américaine et la Fifa estiment à 190 millions de dollars au total les sommes détournées par les 39 accusés, dont les noms sont tous listés dans le document de la justice américaine, il restera à déterminer le préjudice moral et les dommages à la réputation de la Fifa portés par ces extraordinaires agissements de corruption.
Selon la justice comme selon la défense de la Fifa, "ce préjudice et ces dommages, dont la portée n’est pas encore évaluée, courent toujours".
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