AMO. Extension de la liste des médicaments pris en charge dans le cadre du tiers payant
86 médicaments seront couverts, permettant aux personnes souffrant de certaines maladies chroniques ou de pathologies lourdes et coûteuses de ne payer à l’officine que la part non prise en charge par la CNSS et la Cnops.
Une convention sera signée cet après-midi entre la CNSS et la Cnops d’un côté et l’Ordre national des pharmaciens de l'autre côté. Elle va régir tout au long des quatre prochaines années les relations entre les deux organismes gestionnaires de l’AMO et les pharmacies, dans le cadre du tiers payant.
Ce mode de prise en charge évite à l’assuré de s'acquitter à l’avance des frais auprès des prestataires des soins (les pharmacies, le cas échéant) et de ne payer que la part non prise en charge par l’organisme gestionnaire, à savoir la Cnops (pour le public) ou la CNSS ( pour le secteur privé). Il est informé de la partie qu’il doit régler directement à la pharmacie, lors de la dispensation du médicament.
Il faut savoir que la convention de ce 15 mars remplace celle signée le 6 juillet 2012 au même sujet. A quelques différences près :
- La Cnops n’était pas partie prenante dans l’ancien accord, puisqu’elle disposait de sa propre officine. La loi sur l’AMO interdisant de cumuler les fonctions d’organisme gestionnaire et de producteur de soin l’a contrainte à fermer sa pharmacie en 2013. Sa seule expérience en matière de tiers payant a eu lieu avec les centres d’oncologie. En plus des officines avec lesquelles l’accord sera signé aujourd’hui même, la Cnops compte garder sa relation avec les centres d’oncologie.
- Dans la convention de 2012, la liste des médicaments contenait 29 références seulement, la nouvelle liste en contient 86. Selon une source autorisée, il s’agit à plus de 90% de médicaments dont le prix est supérieur à 1.000DH. Le bénéficiaire déclaré à l’AMO doit justifier d’une affection longue durée ou d’affection lourde et coûteuse. La liste de ces pathologies est établie par le ministère de la Santé. Il s'agit essentiellement de maladies chroniques tel que les cancers, la sclérose en plaque, les hépatites virales, l’insuffisance rénale, la Polyarthrite rhumatoïde...
Selon la convention, il est prévu que le bénéficiaire dispose de sa prise en charge dans les 48h suivant sa demande.
La nouvelle convention entrera en vigueur 60 jours après sa publication au bulletin officiel. "Cela laissera aux officines, quelque 12.000 au total, le temps de se préparer à sa mise en œuvre, notamment sur le plan logistique", selon la même source.
Parmi les points à verrouiller, celui de l’identifiant national des professionnels de santé et des établissements de soin (INPE), délivré par l’Anam (Agence nationale de l’assurance maladie). Les documents et imprimés AMO ne comportant pas cet identifiant ne seront pas recevables par l’organisme gestionnaire.
Si le processus fonctionne comme prévu, la pharmacie d’officine devra être réglée par la CNSS et la Cnops dans un délai n’excédant pas 30 jours fin de mois à compter de la date de réception des dossiers de facturation.
Pour faire un premier bilan de cette opération, la commission de négociation et de suivi tiendra une réunion trois mois après l’entrée en vigueur effective du nouveau dispositif. Cette commission a la charge entre autres de travailler sur la mise à jour de la liste des médicaments concernés par la prise en charge en mode tiers payant.
Voici la nouvelle liste des médicaments pris en charge.
à lire aussi
Article : BMCI-Crédit du Maroc : ce que pèserait le futur pôle bancaire de Holmarcom
Le rachat de la participation de BNP Paribas dans la BMCI, s’il est validé par les instances de régulation, ouvrirait la voie à une fusion avec Crédit du Maroc. Que pèserait alors le nouvel ensemble ? Et comment rebattrait-il les cartes du secteur bancaire ? Si toute projection précise reste délicate, une fusion ne se résumant pas à l’addition mécanique des indicateurs, nous vous proposons une première lecture indicative de la recomposition du paysage bancaire qui pourrait se dessiner.
Article : Taux d’activité, le grand problème sous-estimé du marché de l’emploi marocain
Depuis vingt-cinq ans, le taux d’activité recule continuellement, révélant une sortie silencieuse d’une partie de la population en âge de travailler du marché du travail. Le phénomène est particulièrement marqué dans le monde rural, chez les femmes et parmi les jeunes.
Article : Souveraineté navale. Comment le Maroc a réinventé sa défense en mer
Après une longue période de déclassement naval, le Maroc a engagé, sous le règne de Mohammed VI, une modernisation progressive de sa Marine royale. Loin d’une course aux bâtiments lourds, Rabat privilégie une flotte plus agile, adaptée à la surveillance d’un vaste domaine maritime et aux menaces asymétriques. Une doctrine de souveraineté fondée moins sur l’affichage de puissance que sur l’efficacité opérationnelle.
Article : Tanger et Casablanca, vitrines du potentiel industriel marocain pour les entreprises basques
Une délégation réunissant une vingtaine de sociétés du Pays basque espagnol, aux côtés de leur chambre de commerce et des autorités provinciales, a multiplié cette semaine les visites de sites majeurs, dont les usines de Stellantis et Renault, ainsi que les échanges avec la GEM, afin d’identifier des débouchés concrets dans l’automobile, l’aéronautique et les équipements industriels.
Article : Les États-Unis le réaffirment : l'autonomie, “unique base d'une solution juste et durable” au Sahara
Les États-Unis ont réaffirmé, mercredi 29 avril 2026, leur "reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara" et leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie comme "l’unique base d’une solution juste et durable" à ce différend.
Article : Officiel: Holmarcom prendra le contrôle de la BMCI et la fusionnera avec Crédit du Maroc
Holmarcom reprendra la totalité des parts de BNP Paribas dans la BMCI. L'accord a été signé ce mercredi 29 avril 2026. La finalisation est annoncée pour le quatrième trimestre 2026, sous réserve bien sûr des autorisations réglementaires. Après Crédit du Maroc, Holmarcom réalise une deuxième opération d'éclat.