La terre continue de trembler à Al Hoceima. Que faut-il en penser?
La dernière secousse au large d’Al Hoceima et de Nador, datant du 3 mars, est la 46e réplique au séisme principal ayant eu lieu le 25 janvier 2016. Et non la moindre. Faut-il s’en inquiéter?
Depuis fin janvier 2016, le large d’El Hoceima fait l’objet d’une fréquente activité sismique. Au total, ce sont 47 secousses qui ont eu lieu, la dernière en date remonte au 3 mars.
Ce chiffre donne à réfléchir. Selon Azelarab Elmouraouah, chercheur à l’Institut national de géophysique (ING), «Il s’agit d’un phénomène qui marque un retour à l’équilibre». Il ajoute: «Les 46 secousses ressenties contribuent à la libération de l’énergie initiée par le séisme principal du 25 janvier».
Pourtant, la dernière secousse enregistrée est la cinquième à dépasser 5 de magnitude sur l’échelle de Richter. Entre le 29 janvier et le 3 mars, il arrivait que des secousses atteignent à peine 3 de magnitude. Ce à quoi le sismologue répond que «L’évolution de la magnitude n’est pas linéaire».
D’ailleurs, en se penchant sur le détail des séismes constatés entre le 25 janvier et le 3 mars dernier, celui du 22 février avait également atteint plus de 5,4 de magnitude. Et il fut précédé et suivi de secousses n’atteignant pas le niveau 4 sur l'échelle de Richter.
L’autre interrogation concerne l’avenir. L’ING ne pouvant quantifier l’énergie qui se développe à l’intérieur des failles, se trouve dans l’incapacité de prévoir la fin de l’activité sismique. Les failles résultent, en effet, de la tectonique des plaques ou de l’instabilité gravitaire.
De par sa zone et sa magnitude, le séisme du 25 janvier dernier rappelle celui du 24 février 2004. Il y a cependant deux grandes différences à relever.
Premièrement, celui se produisant il y a 12 ans est intervenu sur terre à une dizaine de kilomètres de profondeur. Tandis que celui de ce début d’année est marin et est plus profond de 20 km. C’est d’ailleurs ce qui a atténué ses effets et empêché des dégâts humains. De plus, il y a une distance de 60 km entre les deux épicentres.
Aucune étude ne pouvant prévoir les séismes, il convient de se pencher sur l’histoire sismique de notre pays. Et de rappeler que seules deux secousses ont dépassé les 6 de magnitude, même s’il faut souligner que celle d’Agadir en 1960 n’était que d’une magnitude de 5,7 sur l’échelle de Richter, mais avait été ravageuse, en raison notamment de sa faible profondeur.
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