L'Algérie révise sa Constitution
Le Parlement algérien a adopté, dimanche 7 février, une réforme de la Constitution voulue par le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 17 ans et qui dessine les contours du système une fois qu'il laissera les rênes du pays.
Devenu tout puissant après avoir réduit l'influence des puissants services secrets, M. Bouteflika a finalement poussé cette réforme de la Constitution évoquée pour la première fois en 2011, année du Printemps arabe.
La principale disposition prévoit le rétablissement de la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels.
C'est M. Bouteflika lui-même qui avait supprimé cette limitation. Elu en 1999, puis réélu en 2004, il avait ensuite brigué un 3e puis un 4e mandat, éveillant les soupçons d'un désir de présidence à vie.
Le texte écarte cette possibilité, alors que le chef de l'Etat, âgé de 78 ans est affaibli par la maladie.
Il pourra toutefois terminer son quatrième quinquennat, qui court jusqu'en 2019 et même en briguer un cinquième s'il le souhaite.
La révision de la Constitution interdit par ailleurs aux Algériens ayant une autre nationalité l'accès aux hauts postes dans la fonction publique, une mesure qui suscite la colère dans la communauté franco-algérienne, estimée à des centaines de milliers de personnes.
La révision de la Constitution voulue par le chef de l'Etat, mais critiquée par l'opposition, a été approuvée par 499 parlementaires.
Deux ont voté contre et 16 se sont abstenus, a précisé le président du Sénat, Abdelkader Bensalah. Pour être adoptée, la révision devait recueillir l'adhésion de trois-quarts des 462 députés et 144 sénateurs.
(Avec AFP)
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