Elections 2015: les médias publics ont marginalisé les femmes selon la Haca
Respect de l’impartialité mais quelques efforts à fournir au profit des femmes et des personnes à besoins spécifiques.
Selon le rapport de la Haute autorité de communication audiovisuelle (Haca), la femme politique n’a pas suffisamment pris la parole durant la couverture médiatique des élections 2015.
En effet, elle n’a pu intervenir que durant 19,15% du volume horaire consacré aux interventions des partis. De plus, durant leurs interventions peu fréquentes, les femmes ont surtout été amenées à discuter de leur participation dans les élections et non pas de problématiques politiques ou de programmes électoraux.
A noter que seuls 18 supports parmi les 22 médias des secteurs public et privé ont donné la parole aux femmes. Parmi ces supports, Al Aoula (chaîne publique) qui n’a reçu aucune femme en tant qu’invitée principale durant toute la période électorale.
Enfin, si leurs préoccupations ont quand même été discutées lors des interventions des différents courants, les personnes à besoins spécifiques n’ont pas suffisamment eu accès aux interventions, la diffusion de celles-ci, pour la majorité, ne leur étant pas adaptée.
L’effort d’Al Aoula envers cette catégorie d’électeurs, et plus précisément les malentendants, est cependant à louer, puisque c’est la seule chaîne parmi les 22 présentes à avoir utilisé le langage des signes dans l’une des interventions qu’elle a transmises.
Hormis ces axes d’amélioration, les médias audiovisuels marocains ont, selon la Haca, parfaitement respecté les recommandations du Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) concernant les dispositions légales et les principes déontologiques communément admis en période d’élections.
Le suivi de la couverture médiatique des élections n’a en effet dégagé aucune anomalie ou infraction remettant en cause le pluralisme des courants de pensées et leur accès à l’expression.
Concrètement, selon la Haca, tous les partis ont pu être équitablement représentés.
Toujours dans le souci de l’impartialité et de la neutralité des médias, les experts et les professeurs universitaires, intervenus dans les explications des processus électoraux, sont restés neutres et n’ont montré aucun penchant politique.
Quelques données du rapport
Si globalement la majorité parlementaire a été plus présente dans le champ médiatique avec près de 45% de l’ensemble des interventions, des disparités existent néanmoins entre les médias des services public et privé. Ainsi, 50% des interventions diffusées sur les supports médiatiques de la RTM concernent la majorité parlementaire, alors que pour Medi1 par exemple, 51% des interventions ont été faites par les partis non représentés au parlement.
Les politiques ne sont pas les seuls à avoir pris la parole.
En effet, 37,05% des interventions ont concerné des professeurs universitaires et des experts en science politique, et 12,48% ont donné la parole aux citoyens.
D’un autre côté, si l’on se penche sur les sujets discutés durant ces interventions, la quasi-totalité de celles-ci ont traité de la gestion des élections et des règles et techniques de leur bon déroulement, quand près de la moitié des prises de parole ont débattu des attentes des citoyens, et le tiers seulement, des programmes électoraux.
Enfin, concernant les interventions elles-mêmes, 70,53% d’entre elles ont été faites en arabe, contre seulement 16,73% en amazigh, à travers la chaîne Tamazight de la RTM.
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