Centrale Laitière: un résultat net en forte régression (-86,2%)
C’est un mauvais semestre pour la Centrale Laitière, marqué par une dégringolade de ses chiffres clés et des évolutions négatives par rapport au premier semestre de 2014.
C’est une régression de -86,2% sur le résultat net du groupe que la Centrale Laitière a subi. Un RNPG qui est passé de 66 millions de DH à fin Juin 2014 à seulement 9 millions de DH pour ce premier semestre 2015. Une forte baisse qui s’explique, selon le groupe, par un recul de son chiffre d’affaires mais surtout par plusieurs charges exceptionnelles.
En effet, le chiffre d’affaires consolidé du groupe du premier semestre 2015 a effectivement connu une baisse de -2,7%, pour s’établir à 3.3 milliards de DH, par rapport à 3.4 milliards de DH à fin Juin 2014. Le groupe affirme, dans un communiqué de presse, que c’est la baisse de la consommation sur la catégorie du lait liquide qui pénalise les résultats, et ce? malgré une progression des parts de marché et un redressement sur les produits laitiers frais et fromage.
L’excédent brut d’exploitation courant consolidé s’est situé à 314 millions de DH, en baisse de -12,6% par rapport à fin Juin 2014.
Selon le groupe, cette baisse s’explique essentiellement par l’inflation subie sur les emballages, la masse salariale, et autre charges d’exploitation; la poursuite des investissements sur l’organisation du circuit d’approvisionnement du lait, ainsi que ceux visant l’amélioration continue de l’outil industriel et logistique; et finalement, le recul significatif du chiffre d’affaires du groupe.
Par ailleurs, le conseil d’administration du groupe a approuvé la prise en compte de certains éléments exceptionnels dont des taxes et autres impôts, ce qui a négativement impacté l’EBE courant consolidé pour plus de 10 millions de DH.
Malgré ces résultats mitigés, Centrale Laitière affirme vouloir maintenir son agenda et poursuivre ses investissements pour renforcer son portefeuille de marques et ses structures opérationnelles.
Le groupe reste confiant dans ses perspectives de croissance, malgré l’anticipation de plus de retrait sur la consommation de la catégorie lait sur les prochains mois, que le groupe considère comme un défi inévitable dans le futur proche.
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