Casablanca Smart City : les offres du schéma directeur numérique connues fin septembre
La Commune Urbaine de Casablanca a reporté au 29 septembre, l’ouverture des offres relatives à la réalisation du schéma directeur numérique. Le cahier des charges, que la commune a mis en place, est très "Smart".
Ambitieux est le projet de la «smart city» que la commune urbaine de Casablanca envisage de concrétiser. Par exemple, le cahier des charges de l’appel d’offres relatif à la réalisation du schéma directeur numérique, les élus de la ville visent à connecter tous les Casablancais à la fibre optique à l’horizon 2020.
L’appel d’offres, dont les plis seront ouverts le mardi 29 septembre, porte sur un marché aussi large que le territoire des 16 arrondissements composant la Commune Urbaine de Casablanca. Il s’agit d’une étude qui doit faire le diagnostic de l’existant et proposer des scénarios de déploiement numérique. Le périmètre de l’étude couvre toutes les technologies de télécommunications, de l’internet haut débit au très haut débit en passant par la 4G, le réseau Wifi et la mutualisation des réseaux.
L’idée sous-jacente est d’inciter les opérateurs télécoms à adopter une démarche commerciale et technologique plus globale et donc moins sélective. En effet, les termes de l’appel d’offres ne trompent pas. «Dans une logique économique légitime de retour sur investissement, les opérateurs limitent leurs efforts de déploiement des réseaux de communication électroniques aux zones les plus attractives», note le cahier des charges. Autrement dit, les opérateurs sont là où la demande solvable existe. Cela aussi laisse entendre que dans les zones moins denses, où moins attractives, les opérateurs se contentent du «smig» technologique.
Aussi, pour favoriser un déploiement numérique équilibré pour l’ensemble du territoire casablancais, la CUC souhaite-elle «se munir des moyens d’inciter les opérateurs à accélérer le déploiement de leurs offres de desserte haut débit et leur évolution vers le très haut débit sur son espace géographique. Le maître d'ouvrage pouvant alors intervenir en encourageant la mutualisation des infrastructures et en créant les conditions d’une concurrence accrue, au bénéfice des entreprises, des services publics et des particuliers», lit-on dans le cahier des charges.
Analyser les infrastructures, les besoins et présenter des scénarios
Le bureau d’étude aura pour première mission de faire l’état des lieux, à commencer par les infrastructures des trois opérateurs télécoms et des fournisseurs du faisceau hertzien. L’analyse permettra d’identifier en particulier les différents nœuds de raccordement, les différents types d’infrastructures déployées (souterraines, aériennes, chambres de tirages), mais aussi de connaître leurs disponibilités. En conséquence, c'est sur la base de ces informations que le Très Haut Débit sera mobilisé.
L’étude a également pour mission d’effectuer un état des lieux de l’ensemble des infrastructures susceptible d’être mobilisées pour accompagner le déploiement du Très Haut Débit. L’offre d’accès par satellite doit être aussi diagnostiquée au même titre que les réseaux de transport comme ceux de CasaTram, ONCF ou Lydec.
Le prestataire doit procéder à une enquête globale auprès de tous les usagers: entreprises, aménageurs, acteurs de l’économie numérique, les grands acteurs publics notamment les délégations des différents ministères, établissements publics (Education, Santé, Justice, Equipement, ….). Ces enquêtes doivent faire ressortir l’état des lieux ainsi que les besoins à court, moyen et long termes.
Une fois ces deux analyses réalisées, le prestataire doit présenter des scénarios incluant les aspects techniques, économiques et financiers, juridiques et calendaires pour le déploiement numérique. Un seul scénario sera conseillé en fonction de sa conformité aux objectifs et ses engagements financiers et de retour sur investissement.
En effet, il est clair que la CUC réfléchit à développer des offres de connexion et de services numériques en mettant en concurrence les opérateurs télécoms tout en les confrontant à la concurrence de nouveaux entrants. La rentabilité financière des projets numériques est, donc, à prendre en compte dans l’étude visée par l’appel d’offres.
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