Education: Azziman recommande une meilleure intégration du privé
Dans son rapport stratégique pour la réforme de l'éducation, le Conseil supérieur de l'éducation recommande d'intégrer les écoles privées dans la promotion de l'éducation pour tous, de l'égalité et de l'équité.
Décriée par de nombreuses ONG internationale, l'expansion des écoles privées est rendue responsable de l'échec de l'éducation au Maroc. L'accroissement du nombre d'établissements privés est, selon les mêmes sources, directement responsable de la dégradation de la qualité de l'apprentissage des matières scientifiques et des langues, en atteste le rapport dévoilé fin 2014 par l'ONG Global Initiative for Economic Social and Cultural Rights.
Pourtant, les membres du Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) voient dans les écoles privées un allié potentiel pour l'éradication de l'analphabétisme et la promotion de l'éducation pour tous. Pour cela, des mesures concrètes sont à adopter.
Intégration de l'école privée dans les programmes sociaux
Le CSEFRS recommande d'adopter une nouvelle approche. Sur le principe, l'école privée doit être considérée non pas comme une structure destinée à réaliser du bénéfice, mais une structure assimilée aux établissements publics, de par son activité d'intérêt public.
A ce propos, le conseil propose, dans son rapport stratégique, que les écoles publiques et privées s'engagent dans un rapport d'entraide mutuelle dans un souci de complémentarité. Cette collaboration se manifestera, notamment, par l'extension de l'offre scolaire dans le milieu rural, à travers les mesures incitatives que l'Etat mettra en place pour l'ouverture de nouvelles écoles privées.
Cet encouragement passera principalement par l'application de mesures fiscales avantageuses à destination des établissements privés impliqués dans les programmes sociaux.
Les écoles privées pourront donc profiter d'avantages fiscaux dès lors qu'elles intègrent, parmi leurs élèves, des enfants issus de familles en difficulté ou à faible revenu. Les avantages fiscaux concerneront également les établissements privés qui s'engagent dans un programme de lutte contre l'analphabétisme.
Dans sa volonté d'étendre l'offre scolaire, d'autres initiatives font également partie des propositions du CSEFRS, il s'agit entre autres du soutien à la création d'établissements d'enseignement et de formation privés à but non lucratif, suivant un modèle coopératif.
Réorganiser l'enseignement privé, l’Etat régulateur
Afin de mettre un terme aux largesses dont profitent de nombreux établissements scolaires privés au Maroc, le conseil recommande une nouvelle organisation du secteur. Un schéma où l'Etat occupe un rôle de régulateur.
Ainsi, l'Etat aura pour rôle :
-de délivrer les autorisations de création de nouvelles écoles privées,
-d'établir les règles de fonctionnement,
-de garantir les critères de qualité à travers le respect d'un cahier des charges précis,
-assurer les missions de contrôle et d'évaluation, concernant tant les frais d'inscription et de scolarité, que la qualité des espaces, des équipements et des matériels des établissements privés, en accord avec les autorités compétentes.
Les recommandations du CSEFRS visent par ailleurs à assurer une certaines autonomie des écoles privées. A cet effet, le rapport stratégique recommande que ces établissements puissent, à moyen terme, assurer leur autonomie concernant les effectifs de cadres éducatifs qualifiés.
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