Alliances demande la “protection externe” pour sa filiale EMT
La valeur ADI (Alliances Développement Immobilier) suspendue de la cote, les petits porteurs et la place de Casablanca s'interrogent sur l'avenir du groupe.
Réunion élargie lundi chez le président du tribunal de commerce de Casablanca. Le groupe Alliances a en effet demandé pour sa filiale EMT la protection externe en vue de trouver un arrangement à l’amiable, selon différentes sources sûres. Interrogé par Médias 24, Alami Lazrak a refusé de confirmer ou d’infirmer cette information.
Selon nos sources, le président du tribunal a écouté différentes parties prenantes, y compris les banques créancières.
Au moment où nous mettons en ligne cet article, nous ne savons pas si le président du tribunal a accédé à la demande d’Alliances. La protection externe, basée sur l’article 548 (et suivants) du code du commerce, permet de mettre la société à l’abri de ses créanciers, pendant une période de trois mois. Au cours de cette période, un mandataire spécial désigné par le président du tribunal, essaie de trouver un concordat pour sauver la société.
En principe, le président du tribunal doit s’assurer, avant d’accorder la protection externe, que la société n’est pas en cessation de paiement.
La loi précise que [cette] “procédure de règlement amiable est ouverte à toute entreprise commerciale ou artisanale qui, sans être en cessation de paiements, éprouve une difficulté juridique, économique ou financière ou des besoins ne pouvant être couverts par un financement adapté aux possibilités de l’entreprise“.
Le président du tribunal écoute le chef de l’entreprise puis recueille tous avis susceptibles de l’éclairer et rassemble les données sur l’entreprise. Il peut s’entourer de tous avis, rapports et propositions.
Une expertise est également possible. Le chef d’entreprise peut présenter sa propre proposition de règlement à l’amiable.
"Il y aura certainement un communiqué de l'entreprise", nous a seulement indiqué M. Alami Lazrak, président et actionnaire de référence du groupe Alliances. Il a démenti les rumeurs de cession à Wessal, des parts détenues par Alliances dans Lixus.
M. Alami LAzrak affirme n'avoir aucun doute sur l'avenir du groupe ni sur sa solidité. Une mission vient d'être menée par Rotschild pour faire un diagnostic sur la réalité du groupe. Selon M. Lazrak, les fondamentaux sont solides.
La valeur se trouve à son niveau le plus bas depuis son introduction. Curieusement, à la clôture d'hier, elle était réservée à la hausse.
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