L’Ecole américaine de Tanger s’agrandit
Fondée en 1950, l’AST accueille une nouvelle directrice à la rentrée 2015 et lance un plan stratégique pour doubler le nombre de ses classes. Les tarifs vont augmenter.
Avec ses 350 élèves de la pré-maternelle à la terminale et son campus de 6,5 hectares, l’AST s’apprête à mettre en œuvre un plan stratégique qui doublera le nombre actuel de ses classes de 16 à 32 sur une période de 15 ans.
Actuellement l’école compte 16 classes de 20 à 24 élèves dans chaque niveau. Chaque année la promotion de bacheliers « poursuit pour moitié ses études aux Etats-Unis, quatre à cinq étudiants vont en Grande-Bretagne et autant dans d’autres pays européens et au Maroc, à Al Akhawayn », précise son directeur Richard Lussen.
« Les diplômés de l’AST sont aussi bien reçus à Harvard, Yale, Stanford, Georgia Tech ou des universités plus modestes telle que la University of Central Florida ».
A la tête de l’AST depuis quatre ans, M. Lussen est le premier directeur, depuis le décès de l’ancien directeur Joseph McPhillips en 2007, à diriger l’école aussi longtemps. Entre 2007 et 2011, l’école a connu quatre directeurs différents ce qui avait perturbé la cohérence de la politique interne.
M. Lussen a mis à profit son mandat pour mettre à jour et rendre plus effectives les procédures de gestion interne, notamment les manuels de procédures pour les étudiants, les parents, le corps enseignant et le corps administratif.
Auparavant, M. McPhillips avait dirigé l’école de 1973 à 2007 après y avoir enseigné pendant près de 11 ans, une longue présence qui a nécessité des ajustements au lendemain de sa disparition.
Certifiée par la New England Association of Schools
L’autre nouveauté de l’AST à la rentrée 2015-2016 sera sa certification officielle par la New England Association of Schools. Les évaluations sont actuellement dans leur phase finale. Jusqu’à présent, et grâce à sa bonne réputation et au bon parcours de ses élèves, les lauréats de l’AST ne rencontrent aucune difficulté particulière à intégrer une université américaine. Pour intégrer une université américaine, la certification n’est pas une exigence.
En revanche, l’absence d’accréditation pouvait rendre plus difficile une inscription dans une université non-américaine.
Durant l’ère McPhillips, l’AST était notamment fameuse pour ses projets culturels menés avec les écrivains Paul Bowles, William Burroughs et Tennessee Williams, les peintres Claudio Bravo et Marguerite McBey ou le créateur Yves Saint-Laurent.
Dans le cas du Maroc, une convention d’équivalence du baccalauréat a été signée en 2014 entre le ministère marocain de l’Enseignement supérieur et le réseau des écoles américaines du Maroc qui dépend du département d’Etat.
Selon M. Lussen, « le plan stratégique a été conçu par un comité comprenant la direction de l’école, les membres du conseil d’administration, des enseignants, des parents et des élèves ». La première phase de ce plan s’étend de 2015 à 2020.
Nouvelle directrice, nouvelles classes et nouveaux tarifs
C’est Sarah Putnam attendue en août 2015 –mais aussi en avril prochain- qui sera chargée de donner une vitesse de croisière aux changements programmés. La future directrice a déjà rencontré les représentants des parents d’élèves au cours d’une précédente visite à Tanger.
Ceux-ci, outre l’ajout de classes et des matières Advanced Placement (AP) qui permettent d’approfondir les connaissances, comprendront l’ajout de bâtiments et une hausse des frais de scolarité.
Actuellement, ces frais s’échelonnent entre 31 et 77.000 DH par an entre la pré-maternelle et les classes de terminales. Ces montants représentent près de la moitié des frais de scolarité des écoles américaines de Casablanca, Rabat ou Marrakech.
« L’AST est la plus ancienne et la moins chère des écoles américaines du Maroc » souligne son directeur actuel. « Ici, on obtient quelque chose de solide et de sérieux –tremendous value - pour ce que l’on paie ».
Sarah Putnam qui arrive à Tanger en provenance d’Aruba dans les Antilles, a exercé en Chine, au Japon et aux Etats-Unis. « Elle sera un très bon directeur pour conduire la transition et le changement » indique Richard Lussen. « La confiance avec les parents et les enseignants est maintenant là » confie-t-il.
Quant à lui, après quelques mois « off », il devrait rejoindre l’école américaine d’Alexandrie en Egypte, « mais rien n’est encore arrêté ». Avant cela, Richard Lussen présidera la cérémonie de remise des diplômes en juin et organisera une journée portes ouvertes pour les cadres des entreprises américaines et autres de Tanger. « Plus d’Américains et d’étrangers s’installent, indique-t-il. Nous voulons qu’ils sachent ce que nous leur offrons ».
Outre son immense campus, son terrain de football et sa bibliothèque, l’AST dispose d’un court de basket couvert ainsi que d’une piscine semi-olympique.
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