Maroc. L’Institut de formation ONCF-SNCF sur les rails
Le nouvel institut formera les salariés marocains et français. Installé à Casablanca, il ouvrira ses portes lors de la mise en service de la LGV.
Le projet de création d'un institut de formation aux métiers ferroviaires au Maroc se concrétise, avec la publication dans le Bulletin officiel du 19 février 2015 du décret autorisant l’Office national des chemins de fer (ONCF) à prendre une participation dans le capital de la société anonyme qui sera créée sous la dénomination Institut de formation ferroviaire (IFF).
L’institut, lancé en joint venture par l’ONCF et la SNCF, sera basé à Casablanca. Son directeur a d’ores et déjà été désigné. Il s’agit de l’ancien directeur des ressources humaines de l’ONCF, Karim Eddine Chennouf.
Les formateurs seront français et marocains, et l’IFF délivrera des formations dans trois domaines relatifs aux transports ferroviaires :
-les services aux clients voyageurs et marchandises,
-l'exploitation ferroviaire (conduite des trains),
-le domaine industriel (maintenance de l'infrastructure du matériel roulant, conduite de grands projets).
L’institut aura aussi pour vocation la formation des futurs exploitants de la LGV.
L’IFF formera les salariés français de la SNCF
Dans le détail, 30.000 jours de formation annuels seront dispensés par l’IFF, « dont 10.000 jours pour les agents SNCF. Sur ces 10.000 jours, 5.000 seront créés et 5.000 seront transférés au Maroc », avait indiqué la direction de la SNCF à l’AFP en février 2013.
L’IFF ouvrira ses portes au moment de la mise en service de la première portion à grande vitesse, qui reliera Tanger à Casablanca en 2 heures 10, avec des pointes à 320 km/h entre Tanger et Kenitra. Initialement, l’ONCF prévoyait que les rames conçues par le français Alstom et assemblées au Maroc seraient prêtes en 2015, avant de promettre la livraison de la LGV à la fin 2016.
Au final, la promesse de l’ONCF ne sera sûrement pas tenue, étant donné que certains marchés ne seront livrés selon les contrats qu’à la mi-2017. A cela s’ajoute un retard supplémentaire de quelques chantiers.
Mais alors que la LGV fait grincer des dents du côté marocain, l’IFF suscite pour sa part la colère de la fédération CGT des cheminots de France, qui dénonce « une opération de dumping social de la Direction SNCF par la mise en place de formation à bas coûts (…), au moment où des centres de formation sont fermés en France ».
Le projet de centre de formation lancé depuis 2011
A l’origine du projet, la visite express de Nicolas Sarkozy à Tanger en septembre 2011. Une visite durant laquelle l’ancien président de la république et le roi Mohammed VI avaient lancé les travaux du premier TGV arabe et maghrébin, sur fond de polémique. Car le marché avait été décroché sans consultations ni appel d’offres et beaucoup ne voyaient pas l’utilité d’une telle ligne coûteuse à grande vitesse.
C’est donc au cours de cette visite qui avait donné lieu à des flots de louanges patriotiques dans les médias français qu’un protocole d'accord visant à la création d'un institut de formation aux métiers ferroviaires avait été signé entre les deux chefs d’état. Après avoir piétiné durant trois années, du moins en façade, le projet franchit désormais un nouveau cap.
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