France 24. Tournage d'une émission interdit à Rabat
L'équipe de tournage de Hadith Al Awassime, animée par le journaliste marocain Jamal Boudouma, et diffusée sur la chaîne française France 24, a été interrompu lors d'un enregistrement à Rabat.
Entouré de ses invités, la journaliste Sanae El Aji, le caricaturiste Khalid Gueddar et l'humoriste Ahmed Senoussi (alias Bziz), l'animateur de l'émission a été surpris de la présence du Pacha du quartier Hassan à Rabat, accompagné d'agents des forces auxiliaires, le sommant d'interrompre l'enregistrement de l'émission qui tournait autour du sujet de l'humour comme moyen d'expression.
"Nous sommes interdits de quitter les lieux du tournage (un ryad à Rabat, ndlr), si l'équipe de tournage ne remet pas aux autorités les enregistrements de l'émission," affirme Khalid Gueddar, l'un des invités, contacté au téléphone par Médias 24.
La chaîne française a réservé son primetime il y a 4 jours à discuter “une des conditions posées par le Maroc afin de procéder au dégel des relations franco-marocaines, à savoir l'immunité pour tous les officiels du royaume“. Une condition qui a été démentie par le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, ce jeudi 22 janvier.
De son côté, la wilaya de Rabat a accusé l'équipe de France 24 d'avoir entamé un enregistrement clandestin et sans autorisation préalable, dans une villa du Souissi et d'avoir refusé de présenter des cartes de presse.
MISE A JOUR
Voici par ailleurs le communiqué publié par la wilaya de Rabat
Une équipe de journalistes de la chaîne France 24 a été surprise, vendredi après-midi, en plein tournage dans une villa d'hôtes au quartier Souissi, à Rabat, alors qu'ils ne disposaient pas d'autorisation ni de cartes d'accréditation, indique un communiqué de la wilaya de la région de Rabat.
La même source précise que les membres de l'équipe ont refusé de présenter un quelconque document attestant de leur identité ou une autorisation de tournage, de même que les invités de l'émission ont refusé de quitter les lieux avant la résolution de cette question avec les journalistes.
L'autorité administrative locale, appuyée par les services de sécurité, s'est rendue sur les lieux pour entreprendre les investigations d'usage et appliquer les lois en vigueur en matière de tournage d'émissions, précise-t-on.
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