Un événement: Le Manifeste culturel de Tanger
Le Manifeste culturel de Tanger porte sur la diversité culturelle et linguistique, la régionalisation avancée et les subventions culturelles.
Les assises nationales de la culture marocaine, initiées par l'Union des écrivains du Maroc (UEM), ont été clôtuées, samedi à Tanger, par la publication du "Manifeste culturel de Tanger" qui comprend les recommandations et les conclusions des différentes commissions des assises nationales.
Dans le manifeste, les participants ont mis l'accent sur la nécessité de mettre en œuvre les dispositions de la nouvelle constitution relatives aux questions d'identité, de diversité culturelle et linguistique, de jeunesse, de la femme et de société civile, ainsi que de celles portant sur la régionalisation avancée dans ses dimensions culturelles, sociales, économiques et politiques.
Ils ont également plaidé pour l'utilisation des potentialités matérielles et symboliques d'après des programmes et des conceptions intégrés à même d'assurer l'interaction et la complémentarité entre le culturel et le politique, outre la mise à disposition des organisations et des associations culturelles de subventions et de moyens nécessaires.
En se référant au document portant sur la "résurrection" de l'Union des écrivains maghrébins, signé en marge des assises, les participants ont appelé les responsables maghrébins à mettre en œuvre les dispositions de l'unité maghrébine globale et à les soutenir par un projet culturel maghrébin de renaissance qui devra appuyer la transition démocratique et répondre aux aspirations des sociétés de la région.
Par la même occasion, l'Union des écrivains du Maroc a tenu à dénoncer toute forme de discrimination et d'extrémisme, affirmant l'attachement des composantes de l'UEM aux valeurs de la liberté et à l'engagement du dialogue dans la culture et le comportement.
Ces assises, tenues en commémoration des 50 ans de l'UEM, ont été marquées par la participation de plus de 200 intervenants dans le domaine culturel, dont des penseurs, chercheurs, experts, artistes et journalistes. Des représentants de l'institution législative, de départements gouvernementaux et d'instances, associations et centres culturels, artistiques et des droits de l'Homme de différents affluents ont également pris part à cette rencontre.
(Avec MAP)
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