Un forum international pour remettre l'enseignant à niveau
Le Maroc, qui accueille la réunion, est particulièrement concerné par la problématique de la formation des enseignants.
Le 7e forum international de dialogue politique sur l’éducation pour tous, à Rabat du 15 au 19 décembre, est organisé conjointement par le ministère de l’Education nationale, l’équipe spéciale internationale sur les enseignants pour l’éducation pour tous et l’Unesco. Le thème de cette édition porte sur les politiques, les pratiques et les outils pour les enseignants, dans le cadre de l’agenda international de l’éducation post-2015.
L’enseignant figure donc au centre de l’attention de cette septième édition du forum. En effet, les thématiques abordées s’articuleront autour de trois axes :
-l’inclusion et l’équité dans les politiques et pratiques en faveur des enseignants,
-l’innovation dans l’enseignement et dans la formation des enseignant,
-le statut professionnel des enseignants.
A l’heure où le Maroc est en train de dessiner les grandes orientations futures du système éducatif national, la problématique de la qualification des ressources humaines revient en force.
Au niveau régional, il est important de noter qu’en 2005 en Afrique de l'Ouest, les enseignants contractuels composaient la moitié du corps enseignant, selon les statistiques du rapport mondial sur l’éducation pour tous (2013-2014).
Les travaux de ce forum constitueront la base pour l’élaboration de l’agenda pour l’éducation qui sera discuté lors du Forum mondial sur l’éducation en 2015 en Corée.
Concrètement, les principales problématiques concernant les enseignants, et qui impactent l’éducation pour tous seront soulevées. Elles sont au nombre de quatre :
-la pénurie d'enseignants qualifiés. Globalement, 1,6 million d'enseignants supplémentaires sont nécessaires pour parvenir à l'éducation primaire universelle d'ici 2015. Dans un tiers des pays disposant de données, moins de 75% des enseignants sont formés selon les normes nationales.
-les classes surpeuplées. En 2011, dans 26 pays, il y avait plus de 40 élèves par enseignant dans les classes de l'école primaire.
-des contrats précaires. Au cours de la dernière décennie, les enseignants ont de plus en plus été embauchés à court terme, sur des contrats précaires afin de combler rapidement les lacunes.
-l’insuffisance des salaires. Les enseignants de certains pays en développement ne gagnent pas assez pour vivre et faire vivre leur famille au-dessus du seuil de pauvreté. Le salaire moyen des enseignants est inférieur à 10 $ US par jour dans 8 pays.
Ces données ont été révélées par le rapport mondial de suivi de l’éducation pour tous réalisé entre 2013 et 2014.
Pour rappel, la première édition du forum international de dialogue politique sur l’éducation pour tous a été organisée en février 2010 en Ethiopie à Addis-Abeba, puis respectivement à Amman en Jordanie, à Bali en Indonésie, à New-Delhi en Inde, à Windhoek en Namibie, et enfin à Kinshasa en RDC. L’édition de Rabat a connu la participation de 250 personnes représentant les gouvernements nationaux, des organisations intergouvernementales, des ONG, des agences de développement et des experts dans le domaine de l’éducation.
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