Ce que vous devez savoir sur le forum mondial des droits humains
La ville ocre accueillera le deuxième forum mondial des droits de l’Homme (FMDH) du 27 au 30 novembre. Durant la conférence de presse tenue ce lundi, plusieurs problématiques ont été soulevées: les principaux axes du forum, le boycott des associations, la présence d’Aminatou Haidar... Médias 24 vous en livre les détails.
«Le forum mondial n’est qu’une étape parmi d’autres» a tonné d’emblée le président du Conseil national des droits de l’Homme, Driss El Yazami, lors de la conférence de presse des organisateurs, en insistant sur le fait que «cet événement va permettre de donner une vision sur les nouveaux objectifs à atteindre après l’année 2015. Ça sera également l’occasion de dresser une évaluation globale des avancées réalisées» en référence aux Objectifs du millénaire pour le développement.
Plusieurs axes seront au menu des discussions. Mahjoub El Haiba, président de la délégation interministérielle des droits de l’Homme indique à cet effet que parmi les problématiques qui seront soulevées durant les travaux du forum, celle des équilibres de l’approche droits de l’homme/lutte contre le terrorisme, ou encore ceux de la liberté numérique/lutte contre la cybercriminalité… et bien d’autres problématiques posées par les mutations et transformations actuelles.
Des points que le membre du comité organisateur du FMDH, Kamal Lahbib synthétise sous l’appellation «nouvelle génération des droits de l’Homme», qui viennent se greffer aux libertés civiles ou politiques.
Au Maroc, certaines problématiques occupent particulièrement l’attention des organisateurs. Il s’agit, entre autres, de la question de l’abolition de la peine de mort, du statut de la femme dans la société et de la parité, du respect des conventions internationales sur les droits de l’Homme et finalement de l’éducation à la culture des droits humains.
Présent lors de la conférence de presse tenue par les organisateurs du forum, et investi dans l'accompagnement de cet événement, le ministre délégué auprès du ministère de l’éducation nationale, Abdeladim El Guerrouj s’engage à consacrer une demi heure, durant la matinée du 27 novembre, à animer des activités en vue de promouvoir la culture des droits de l’Homme dans chaque école primaire, collège et lycée du royaume.
«Nous organiserons des activités diverses dans toutes les écoles marocaines, en simultané, de 10H à 10H30, en vue de sensibiliser à la culture des droits de l’Homme. 162.000 classes seront visées, totalisant un ensemble de près de 6,8 millions d’étudiants. La nature des activités différera en fonction des niveaux (primaire, collège ou lycée) et s’articulera autour de 5 valeurs universelles: la liberté, la dignité, la tolérance, la solidarité et l’égalité» a déclaré le ministre.
Malgré l’engouement affiché par les différents organisateurs et institutions, les médias, présents en masse lors de la conférence de presse, n’ont pas manqué de rappeler El Yazami à l’ordre. En cause, le boycott de l’évènement par quelques associations des droits de l’Homme à quelques jours seulement du début de la grand messe a pris tout le monde de court.
«Nous n’avons exclu personne de l’organisation, et nous restons ouvert à tous les partenaires qui ont une opinion ou un avis à défendre» répond, brièvement, le président du CNDH. Cette invitation ne se limite pas uniquement aux associations mais s’étend jusqu’à englober les adversaires de l’intégrité territoriale marocaine.
En effet, répondant à l’une des questions posées par la presse, Driss El Yazami n’a pas exclu la présence de la séparatiste Aminatou Haidar des travaux du forum. «Du moment que les participants se conforment aux sujets abordés, on ne peut qu’être ouverts sur les différents avis. Mais il faut garder en tête que l’évènement obéit à une approche droits de l'homme, et non à une approche politique,» conclut le président du CNDH.
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