Crainte d’Ebola : Un passager fiévreux alerte l’équipage et les passagers du Freetown-Casablanca
Des passagers d’un vol de la RAM du 16 septembre, reliant Freetown à Casa, évoquent la prise en charge d’un voyageur malade et la crainte d’être confrontés à un cas d’Ebola. La RAM assure quant à elle qu’aucun cas n’a été importé.
L’inquiétude n’en finit pas d’enfler auprès des voyageurs. Après l’alerte soulevée par Reuters concernant un cas suspect d’Ebola au cours d’un vol reliant Casablanca à Lagos, au Nigéria ; c’est désormais une seconde liaison entre Freetown, capitale du Libéria et le hub casablancais, qui fait couler de l’encre.
L’information, datée de mercredi 17 septembre, est signée The Independent.ie, quotidien irlandais, qui relaye les témoignages de plusieurs passagers, dont deux membres de l’ONG Goal : son PDG, Barry Andrews et son porte-parole et responsable communication, Dave Williams.
Au cours de ce vol de la Royal Air Maroc (RAM) d’une durée de 4 heures, au départ de Freetown - foyer du virus de la fièvre hémorragique – et à destination de Casablanca, les deux hommes affirment qu’un passager est vraisemblablement tombé malade. Un « malaise » qui incite un personnel navigant à enfiler une tenue de protection totale… Selon le quotidien irlandais, le passager a présenté une fièvre d’une température supérieure à 39°C ; symptômes rappelant les premiers signes du virus Ebola.
« C’était comme dans un film », annonce l’un des humanitaires. « Je dormais, avant d’être surpris et réveillé par un monsieur en équipement de protection complet, se déplaçant dans l’allée centrale [de l’appareil, ndlr.], signale Dave Williams à l’Independent, avant de préciser qu’il menait, avec son confrère, des missions humanitaires et sanitaires en Sierra Leone. « Voir cette tenue de protection [dans l’avion, ndlr] nous a fait un choc », déclare ce membre de Goal.
Selon les mêmes sources, le steward équipé et masqué s’est rendu dans la salle de bain située à l’arrière de l’appareil pour y rester durant toute la durée du vol. L’incident se serait en effet déclaré au cours de la première heure de voyage.
Le quotidien détaille par ailleurs que de nombreux autres membres de l’équipage s’étaient également affublés de masques de protection. Interrogé par l’un des passagers sur la raison de ces masques, l’un des stewards annonce : « Nous pensons que le passager pourrait être atteint d’Ebola », rapporte Mark Condren, photographe indépendant, témoin de la scène. Lorsque les voyageurs ont interrogé l’équipage sur la disponibilité de masques à destination des passagers, et pourquoi ils n’en avaient pas, aucune réponse n’a pu être formulée, souligne le quotidien.
Le passager ne souffre pas d’Ebola
L’organisation mondiale de la santé (OMS) se veut néanmoins un brin rassurante. Bien que l’institution rappelle la contagiosité du virus Ebola, l’OMS souligne que la pathologie ne se transmet pas par voie aérienne, sans compter que la probabilité qu’il se développe dans un avion reste faible.
Les deux passagers irlandais ont tenté par la suite d’immortaliser la scène grâce à leurs smartphones – en mode avion, précise le quotidien irlandais - ; une tentative rapidement avortée suite à l’intervention d’une hôtesse de la RAM. Elle leur intime de supprimer les clichés arguant que les photographies « sont illégales ». Lorsque les humanitaires témoignent leur surprise et réclament des explications, l’hôtesse répond, selon les voyageurs : « Très bien, vous aurez affaire à la police en arrivant », raconte le photographe Mark Condren.
A son atterrissage sur le tarmac casablancais, le Boeing 737-800 a été accueilli par un comité en alerte : une ambulance prête à intervenir, selon The Independent.
De son côté, Médias 24 a obtenu davantage de précisions auprès de la compagnie aérienne marocaine. Si la RAM confirme la présence d’un passager malade, placé en isolement par les membres de l’équipage, elle insiste toutefois particulièrement sur l’absence de cas d’Ebola au Royaume. Un porte-parole de la firme nationale rappelle à notre média que l’épidémie de la fièvre hémorragique en Afrique suscite une paranoïa sans pareille. La moindre suspicion est néanmoins rapidement et sérieusement prise en charge.
Selon ce porte-parole de la RAM, le personnel navigant à bord de l’appareil « a appliqué à la lettre les recommandations du ministère de la Santé ». « Le commandant de bord a alerté les autorités au sol, afin qu’elles dépêchent une ambulance », précise la RAM, avant de souligner que le passager pris en charge a très rapidement subi une batterie de tests pour déceler l’éventuelle trace d’Ebola. « Le test est 100% négatif » assure le porte-parole de la compagnie aérienne, malgré les présences de symptômes de fièvre et de vomissements. Le voyageur malade, qui effectuait une escale à Casablanca, a selon la RAM poursuivi son déplacement à destination d’un pays européen, une fois le doute écarté.
à lire aussi
Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.
Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.
Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?
Article : Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie
La visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau à Alger intervient dans un contexte de consolidation des soutiens internationaux à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, alors que Washington maintient sa position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie.
Article : Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?
La revalorisation salariale de 1.000 DH annoncée dans l’enseignement supérieur suscite de vives tensions avec les syndicats. Les modalités de calcul de cette augmentation sont jugées inéquitables et engendrent des disparités importantes entre les fonctionnaires.