Les premières images des corvettes chinoises destinées à l’Algérie
Les corvettes C28A commandées par l’Algérie viennent d’être dévoilées par des sites spécialisés. Notre voisin de l’Est négocie également l'achat de 3 autres unités, preuve que la course algérienne aux armements navals se poursuit.
L’Algérie renforce sa flotte. Après la maquette exposée en avril dernier à Kuala Lumpur, voici donc les premières photos d’une des trois corvettes C28A commandées début 2012 à la China Shipbuilding Trading Co (CSTC), plus grand groupe de construction navale de Chine et deuxième dans le monde.
La C28A livrée à l’Algérie est une frégate légère de 3.000 tonnes à pleine charge, 120 m de longueur, 14,4 m de largeur et un tirant d'eau de 3,87m. Sa principale caractéristique est de combiner entre armement chinois et équipement électronique européen. En effet, c’est la société Thales qui fournira une partie des radars (dont le Smart-S MKII) ainsi que le système de combat Tacticos pour 21 millions d’euros. Selon le site spécialisé Janes, les équipements fournis par Thales seront montés en Algérie.
Les radars de navigation sont eux fournis par la société anglaise Kelvin Hughes. Le reste des systèmes électroniques est d'origine chinoise, en l’occurrence les principaux systèmes de communication, la suite de guerre électronique, le sonar et les conduites de tir. Le système propulsif semble être le même que celui des 4 frégates Meko A200, des unités actuellement en construction en Allemagne, suite à une commande passée par l’Algérie début 2012.
Du reste, l'armement des nouvelles corvettes algériennes se compose d'un canon de 76 mm, 2 lanceurs quadruples pour les missiles mer-mer C802A (180 km), lesquels équipent déjà les corvettes algériennes Djebel Chenoua, un lanceur FM90N pour 8 missiles anti-aériennes de courte portée HQ-7 (15Km), 2 canons multiples Ak630 composés de 6 mitrailleurs de 30mm utilisés pour la défense anti-aérienne et anti-missile rapprochée et 2 triples lanceurs pour torpilles de 324 mm.
Le site Janes précise que l'Algérie a choisi d'utiliser comme hélicoptère embraqué l’AW159 Wildcat, un modèle qui sera également embarqué sur ses 4 futures frégates Meko. Pour ce qui est de la conception, la même source affirme que le C28A emprunte des éléments de conception des frégates pakistanaises F22P et des frégates bangladaises F22B, toutes deux issues de la première famille des frégates chinoises Type 054. Des sources chinoises affirment que la C28A est une version avancée de la F22P.
Pour le blog Secret Difa3, très documenté sur la défense algérienne, « les amateurs de la chose militaire par son manque flagrant d'équipements offensifs modernes » de cette unité. Selon lui, « les C28A font pâle figure face aux Sigma, aux Gowind ou aux Sa'ar 5 et jouent dans la catégorie inférieure ».
Quoi qu’il en soit, la première C28A sera livrée en avril 2015 affirme le site chinois CJDBY, alors que le site Janes croit savoir que des négociations entre les deux pays sont en cours pour la construction de trois autres C28A, ce qui signifierait que le contrat d'achat de 3 corvettes russes Tiger est tombé à l’eau.
Au Maroc, le mot corvette ne figure pas dans nomenclature de la Marine Royale. Pour autant, le Royaume dispose de frégates entrant dans la même catégorie de navires (moyen tonnage, généralement entre 1.000 à 2.500 tonnes en pleine charge). Il s’agit des frégates marocaines de classe Sigma.
Il convient de noter que le budget que consacre l’Algérie à la défense est en constante augmentation. En effet, le projet de loi de finance 2014 présenté en octobre 2013 et adopté un mois plus tard, consacre 12,45 milliards de dollars au ministère de la Défense, soit plus d'un milliard de plus qu'en 2013.
à lire aussi
Article : Le Canada reconnaît le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base pour une solution du différend régional autour du Sahara marocain
Le Canada "reconnaît le plan d’autonomie" proposé par le Maroc "comme base pour une solution mutuellement acceptable" au différend régional autour du Sahara marocain.
Article : Secteur privé. Le grand manque à gagner pour l’économie marocaine (Banque mondiale)
La Banque mondiale accorde une large place au secteur privé dans son rapport croissance-emploi sur le Maroc. Si le Royaume a su préserver une stabilité macroéconomique et maintenir un niveau d’investissement élevé sur les deux dernières décennies, cette dynamique ne se traduit pas suffisamment en productivité, en emploi formel durable et en revenus privés.
Article : Chatbot Médias24. La Banque mondiale publie son diagnostic du secteur privé au Maroc
Le rapport "Diagnostic-pays du secteur privé", élaboré par le Groupe de la Banque mondiale et publié ce mardi 28 avril 2026, vise à identifier les opportunités d’investissement privé inexploitées ainsi que les obstacles connexes. Il analyse les moyens de stimuler l'investissement privé au Maroc pour favoriser une croissance inclusive et créer des emplois de meilleure qualité. Explorez le document via ce chatbot.
Article : Hydrocarbures au Maroc. Et si l'on cherchait au mauvais endroit ?
Et si le Maroc était à l'aube de son "moment norvégien" ? Une étude scientifique récente plaide pour un changement de paradigme des cibles d’exploration offshore au Maroc et révèle que les ressources les plus importantes pourraient se cacher dans des cibles négligées jusqu'alors. Un pari à tenter ?
Article : Christopher Landau à Alger : le Sahara marocain au cœur des échanges, sur fond de soutien croissant à l’autonomie
La visite du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau à Alger intervient dans un contexte de consolidation des soutiens internationaux à la souveraineté du Maroc sur le Sahara, alors que Washington maintient sa position en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie.
Article : Enseignement supérieur. La promesse d’une hausse de 1.000 DH nets remise en cause ?
La revalorisation salariale de 1.000 DH annoncée dans l’enseignement supérieur suscite de vives tensions avec les syndicats. Les modalités de calcul de cette augmentation sont jugées inéquitables et engendrent des disparités importantes entre les fonctionnaires.
