Lahcen Daoudi: voici les nouveautés de la rentrée universitaire
C’est de son lieu de vacances situé dans les montagnes de l’Atlas près de Béni Mellal que Lahcen daoudi a répondu à nos questions sur la prochaine rentrée universitaire qui concerne 650.000 jeunes marocaines et marocains.
Dans cet entretien avec Médias 24, Lahcen Daoudi présente l’année 2014-2015 comme celle de "l’innovation et de la fin des réformes, celle de l’application du programme du gouvernement".
M. Daoudi cite la loi 01 qui sera présentée en conseil de gouvernement et soumise à un avis consultatif du CSE, le Conseil supérieur de l’enseignement que préside Omar Azziman.
Parmi les apports de ce projet de loi, Lahcen Daoudi cite l’obligation de réaliser les fusions entre facultés par la loi et non par conventions, la mise en place de conseil de la recherche scientifique et la création de conseils pédagogiques au sein des universités, la fusion programmée des universités de Casablanca et de Rabat en deux pôles importants et centraux dans la vie universitaire marocaine. Toutes les facultés de Casablanca seront regroupées au sein d'un même pôle universitaire et celles de Rabat au sein d'un autre pôle universitaire.
Pour la rentrée prochaine et la suivante, Lahcen Daoudi annonce à Médias 24 la création de deux pôles multidisciplinaires à Al Hoceima et à Safi et une accélération de la création des universités de médecine pour lesquelles il existe une forte demande de la part des étudiants ainsi que des besoins insatisfaits au niveau de la couverture médicale du pays.
"L’université marocaine est en mouvement"
Pour Lahcen Daoudi, il ne fait aucun doute que "l’université marocaine est une université en mouvement" avec son programme d’appels à projets supérieur à 300 millions de DH en 2014-2015 après la mise en place d’un programme similaire en 2013-2014, l’amélioration du statut de l’enseignant et l’augmentation des rémunérations qui interviendra dès 2015.
Sur la question centrale de l’adéquation entre formations dispensées et marché du travail, Lahcen Daoudi exprime sa "satisfaction de voir la formation professionnelle attirer des profils de mieux en mieux qualifiés" mais le ministre regrette que les filières littéraires continuent d’être plus prisées que les filières scientifiques.
Le ministre déplore "une augmentation des bacheliers littéraires de 9% en 2014 et une baisse des bacheliers scientifiques de 2%" cette année, espérant toutefois que "la mise en place des bacs en anglais, français et espagnol contribueront à renforcer les compétences des jeunes diplômés".
"La fonction de l’université est de former des cadres pour l’économie et les entreprises marocaines", rappelle-t-il soulignant à nouveau que "même une formation littéraire ne dispense pas d’avoir un savoir et des bases scientifiques et mathématiques ne serait-ce que pour sa culture générale".
D’ailleurs sur ce dernier point, Lahcen Daoudi tient à "dire la vérité": "Il n’y a pas d’économie au monde qui puisse absorber autant de littéraires et de juristes", rappelant le taux de chômage des jeunes diplômés marocains, 25%, mais également espagnols, 57%, turcs ou italiens, 35%.
A la fin de son entretien avec Médias 24, Lahcen Daoudi rappelle une donnée que les acteurs politiques et économiques ont discutée un moment dans les années 1990, mais qu’ils ont semblé ensuite oublier et qui sera à l’avenir de plus en plus difficile à réaliser en raison des tendances de la croissance économique mondiale : pour absorber les 220.000 nouveaux arrivants sur le marché de l’emploi marocain chaque année, il faut une croissance annuelle de 7%.
Cela n’a pas été le cas et ne le sera probablement pas dans les années qui viennent. D’où la nécessité permanente de mieux adapter les formations aux besoins de l’économie, d’optimiser les allocations de ressources et de savoir que l’émigration continuera de constituer une importante soupape sociale. Conseil des communautés marocaines à l’étranger et Fondation Hassan II pour les MRE ont encore un bel avenir devant elles.
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