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ECONOMIE

Le FMI se montre confiant dans les perspectives économiques du Maroc

Les efforts du Maroc pour relever les défis de moyen terme sont salués, de même que la résilience de l’économie, malgré certaines vulnérabilités qui demeurent. Le FMI vient de publier un rapport sur la ligne de précaution approuvée par son Conseil d’administration le 28 juillet.  

Le FMI se montre confiant dans les perspectives économiques du Maroc
Mélanie Xuereb
Le 7 août 2014 à 11h27 | Modifié 11 avril 2021 à 2h36

Selon le FMI, qui a accordé le 28 juillet la ligne de précaution et de liquidité au royaume, le taux de croissance de l’économie marocaine en 2014 devrait atteindre 3,5%, soutenu par les performances des nouveaux métiers mondiaux. Le potentiel de croissance de moyen terme devrait atteindre 5,5% du fait des programmes de réformes engagés et de la conquête des nouveaux marchés, notamment africains, par les entreprises marocaines.

La tendance à la baisse des déficits jumeaux devrait se poursuivre, avec un déficit budgétaire ramené à 4,9% du PIB et un déficit courant qui devrait être inférieur à 7%. Dans le même temps, les réserves extérieures du pays devraient poursuivre leur consolidation et atteindre 4,5 mois d’importation en fin d’année.

Ces prévisions encourageantes du FMI sont toutefois soumises à certains risquent :

-Une croissance moins soutenue que prévu dans les pays partenaires commerciaux pourrait affecter le solde courant de la balance des paiements,

-Un regain de volatilité sur les marchés financiers internationaux, créé par les remous de la crise dans les pays développés, pourrait entraver l’accès aux marchés des capitaux et affecter indirectement les investissements directs étrangers (IDE) ;

-La situation géopolitique aussi bien au Moyen-Orient qu’en Ukraine pourrait générer une nouvelle hausse des matières premières et en particuliers des produits pétroliers qui affecterait à la fois le déficit courant et le déficit budgétaire ;

-Une pression sociale trop forte pourrait conduire à ralentir le rythme des réformes.

En revanche, si la campagne agricole se révélait meilleure qu’espéré, le taux de croissance s’en retrouverait amélioré.

L’avis du FMI sur les grands chantiers de réformes : ce qui a été fait, ce qu’il reste à faire

La Loi organique relative aux finances publiques. Adoptée par la première chambre du Parlement, elle est en cours d’examen par la seconde. Les autorités espèrent son adoption prochaine pour permettre la préparation de la Loi de Finances 2015 selon les principes de cette nouvelle loi organique. L’adoption de cette loi devra être complétée, selon le FMI, par la mise en place d’un cadre de régulation solide.

La compensation. La réforme de la compensation est passée à la vitesse supérieure, permettant ainsi de réduire le coût de la compensation et le risque budgétaire qui y est associé. Les réformes devraient se poursuivre de sorte à éliminer toute subvention sur les produits énergétiques, y compris le gasoil mais à l’exception du gaz butane, d’ici la mi-2015. L’objectif est de réduire la facture de la compensation à 3% du PIB, contre 6,6% en 2012 et 4,8% en 2013. Les autorités examinent également les possibilités pour réduire les subventions sur le blé et le gaz butane.

Pour le gaz butane, les alternatives faisant appel aux énergies renouvelables pourraient être encouragées pour la production agricole. Dans le même temps, des filets sociaux ciblés, comprenant l’accès au soin et la scolarisation, devraient être mis en place pour soutenir les plus démunis.

La masse salariale. L’objectif des autorités est de ramener la masse salariale publique en dessous des 11%. Pour cela des mesures telles que la limitation des nouvelles embauches, des augmentations de salaires et des promotions devraient être mises en place pour permettre de mieux maitriser l’enveloppe budgétaire et créer un espace pour des dépenses pro-pauvres et pro-croissance.

Les retraites. La première étape d’une réforme en deux temps a été lancée en juin 2014 et ne concerne que le régime public. Il s’agit d’une réforme paramétrique destinée à améliorer la situation actuarielle de la CMR afin d’en prolonger la viabilité. La seconde étape qui concernera également le régime privée doit pouvoir réformer le système actuel en profondeur et devrait notamment inclure une fusion des 4 systèmes de retraite actuelles en 2 : un privé et un public.

La fiscalité. Les autorités marocaines ont démarré la réforme du système fiscal, dans le sens des recommandations faites lors des Assises de la fiscalité en 2013. L’objectif n’est pas d’accroitre les recettes fiscales qui sont déjà parmi les plus élevées de la région, mais d’élargir l’assiette fiscale et de réduire les nombreuses niches fiscales afin de rendre le système de taxation plus juste et plus à même de soutenir la compétitivité du pays. La mise en œuvre du plan d’action adopté lors des Assises de fiscalité devrait se poursuivre dans les lois de finances à venir.

Le secteur monétaire et financier. Les autorités marocaines, avec l’assistance du FMI, se préparent à introduire plus de flexibilité dans leur régime de change d’ici les 3 prochaines années, si la situation macroéconomique du pays le permet. Quant au secteur financier, BAM continue à renforcer sa supervision et sa régulation, notamment en ce qui concerne l’expansion des activités en Afrique sub-saharienne, tout en travaillant à accroitre la profondeur du système financier marocain.

Les réformes structurelles. Les autorités ont également avancé dans la mise en œuvre des réformes visant la compétitivité et l’environnement des affaires, les conditions du marché du travail et la croissance.


 

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Mélanie Xuereb
Le 7 août 2014 à 11h27

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