Le sommet global de l’entreprenariat en novembre 2014 à Marrakech
Après Washington, Istanbul, Dubaï et Kuala Lumpur, c’est Marrakech qui va accueillir le sommet global de l’entreprenariat, le cinquième du genre. C’est un événement mondial initié par Barack Obama et qui réunit plusieurs milliers d’entrepreneurs chaque année.
Le Président américain Barack Obama a confirmé, mardi à Washington, que le prochain sommet global annuel de l'entreprenariat se tiendra les 20 et 21 novembre prochain à Marrakech.
Il s’agit du global summit of entrepreneurship (GES), un événement initié par le président Barack Oabama et dont la première édition s’était tenue en 2010 à Washington. Les éditions suivantes se sont tenues à Istanbul (2011), Dubaï (2012) et Kuala Lumpur (2013).
C'est la première fois qu'un pays africain abritera ce sommet. La proposition d’accueillir ce sommet avait été faite par le Roi Mohammed VI au président Obama en novembre dernier.
Le chef de l'exécutif américain a fait cette annonce lors de son discours devant le "US Africa Business Forum" en présence de plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement africains réunis, dans la capitale fédérale US du 4 au 6 août, dans le cadre du premier sommet Etats Unis-Afrique.
Selon le Président Obama, GES est destiné à être une plate-forme globale "pour donner aux entrepreneurs les compétences et les ressources nécessaires pour soutenir la concurrence et de prospérer dans le 21e siècle." Chacun des quatre précédents sommets avait réuni plusieurs milliers de conférenciers.
33 milliards de dollars pour l’Afrique
Le président Barack Obama a par ailleurs annoncé mardi la mobilisation de plus de 30 milliards de dollars - aide publique et investissements privés – à destination de l'Afrique, appelant les dirigeants du continent à créer un environnement politique et économique propice aux affaires.
"Les Etats-Unis investissent massivement, sur le long terme, dans le progrès en Afrique", a déclaré M. Obama, au deuxième jour d'un sommet qui réunit plus de 40 chefs d'Etat et de gouvernement africains dans la capitale fédérale.
Washington, qui espère refaire une partie de son retard sur l'Europe et la Chine, a du chemin à parcourir. M. Obama a rappelé que les échanges des Etats-Unis avec l'ensemble du continent africain étaient équivalents à ceux réalisés avec le seul Brésil. "Sur l'ensemble des produits que nous exportons à travers le monde, seuls 1% vont vers l'Afrique sub-saharienne", a-t-il ajouté.
Mettant en avant, devant un parterre de dirigeants et d'hommes d'affaires, "de nouveaux engagements" de 33 milliards de dollars au total, le président américain a annoncé que des entreprises américaines - Marriott, Coca-Cola et General Electric notamment - s'étaient engagées sur des investissements d'un moment total de 14 milliards de dollars dans les secteurs de l'énergie, de l'eau, de l'hôtellerie, de la construction, de la banque ou encore des technologies de l'information.
Le secteur privé a aussi augmenté ses promesses d'investissements dans le cadre du programme Power Africa, qui vise, à terme, à doubler l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne. Au total, en prenant également en compte les apports de la Banque mondiale et du gouvernement suédois, 26 milliards de dollars sont désormais mobilisés sur ce projet.
L'administration américaine, qui bénéficiera d'une enveloppe supplémentaire de 7 milliards de dollars pour la promotion des exportations, et les géants de l'industrie espèrent tisser des liens économiques solides avec l'une des régions les plus prometteuses de la planète en termes de croissance. Le FMI table sur un taux de 5,8% en 2015. Le secrétaire américain au Trésor Jacob Lew rappelé mardi que l'Afrique était "la deuxième région du monde en plus forte croissance économique".
A la veille du dernier jour du sommet, M. Obama a accueilli l'ensemble des dirigeants à la Maison Blanche pour un dîner de gala au cours duquel il a porté un toast à "la nouvelle Afrique (...) pleine de promesses".
"Ce soir, nous écrivons une page d'histoire", a lancé le premier président noir des Etats-Unis, se présentant comme "un fier Américain" mais aussi comme "le fils d'un homme d'Afrique".
(Avec agences MAP et AFP)
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