L’Aïd 2014 confirme la rigueur de l’observation par le Maroc

Le débat sur l’observation des nouvelles lunes, particulièrement pour les fêtes religieuses et le Ramadan, prend une tournure nouvelle dans le monde islamique.  

L’Aïd 2014 confirme la rigueur de l’observation par le Maroc

Le 4 août 2014 à 14h28

Modifié 11 avril 2021 à 2h36

Le débat sur l’observation des nouvelles lunes, particulièrement pour les fêtes religieuses et le Ramadan, prend une tournure nouvelle dans le monde islamique.  

Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, le débat opposait des “rationalistes“ ou présentés comme tels à des tenants de la tradition. Les premiers recommandaient le calcul, les seconds l’observation visuelle, à l’œil nu.

Cette fois-ci, des astrophysiciens prennent de plus en plus la parole et invoquent non plus le simple calcul mais la possibilité ou non d’observer, à l’œil nu, le nouveau croissant de lune.

Le dernier épisode concerne la date de l’Aïd. Un astrophysicien marocain, Samir Kadiri, avait annoncé la date dans Médias 24.

Puis, le projet islamique d’observation des mois lunaires, a confirmé cette prévision selon laquelle il devait être impossible d’observer la nouvelle lune avant le lundi 28 juillet de sorte que l’Aïd, dans l’ensemble des pays arabes, ne pouvait tomber que le mardi 29 juillet.

Or, il en fut autrement. Seuls le Maroc et Oman ont fêté l’Aïd le mardi 29 juillet. Tous les autres pays arabes l’ont fait la veille.

C’est l’Arabie saoudite qui a ouvert le bal en annonçant la fête pour le lundi. Elle fut suivie par d’autres pays du Conseil de coopération du Golfe, hormis Oman, qui se sont contentés d’annoncer qu’ils suivaient l’annonce saoudienne. L’Egypte a également suivi, puis la Libye, la Tunisie et l’Algérie, ces quatre derniers pays précisant qu’ils se calaient sur les autres pays pour préserver l’unité.

Mais comment a-t-on pu voir l’invisible? Comment a-t-on pu observer la présence d’un croissant de lune par définition absent à la vision humaine? Soit les astrophysiciens se trompent, soit l’Arabie saoudite s’est trompée.

Les chaînes de télévision panarabes, comme Al Jazeera se sont emparées du débat. Des astrophysiciens renommés sont venus expliquer que seuls le Maroc et Oman disposent d’une rigueur suffisante dans l’observation des nouveaux mois lunaires.


Depuis 2005, les astrophysiciens musulmans saluent le Maroc dans ce domaine et soulignent la rigueur de son système d’observation de la nouvelle Lune, observation qui est organisée chaque mois et pas uniquement à l’occasion des dates importantes, à partir de plus de 200 points disséminés dans le Royaume.

En fait, ils constatent également que depuis 1980 et jusqu’à 2007, période étudiée dans le détail par eux, le seul pays qui n’a connu aucune erreur dans son observation est bien le Royaume du Maroc tandis que plusieurs erreurs ont été relevées dans le cas saoudien.

Selon les astrophysiciens du projet islamique d’observation, ainsi que ceux qui se sont exprimés dans les derniers débats publics, le nouveau croissant de Lune n’a été observé dans aucun pays du monde arabe le dimanche 27 juillet. La seule exception est celle de la Jordanie où une observation avec des instruments sophistiqués a été réalisée.

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